Me voilà de retour à Kingston après un week-end de soleil et de plage à Ocho Rios. On est parti samedi matin 2 amis et moi avec le bus Knutsford Express (plus cher, plus sécuritaire et normalement plus ponctuel mais le Jamaican time a préséance partout semble-t-il). Après 1 heure de retard, supposément à cause d'un accident sur la route, le bus arrive et hop! en route pour Ocho Rios. Durée du trajet 2 heures. En chemin on traverse Fern Gully (un corridor de verdure très prisé des touristes, googlez-le vous allez voir) mais trop occupées à jacasser ou à regarder le film stupide qui joue sur l'écran du bus, on manque le spectacle. Dans le bus on fait la connaissance de Stéphanie, une fille de Vancouver, avec qui on lie d'amitié et qui passera toute la journée du samedi avec nous, ainsi que son coloc.
On arrive à Ocho Rios à 12:30. Coreena a faim et trouve dans notre guide de voyage un resto qui lui plaît pour se rassasier. Avant de se rendre au resto, on va à l'hôtel déposer nos bagages. Bon, c'est pas le gros luxe mais c'est dans notre budget. Princese Coreena ne trouve pas l'hôtel génial et tente de nous faire aller ailleurs mais l'hôtel qu'elle tente désespérément de rejoindre ne répond pas. On paye l'équivalent de 22$US pour une chambre qu'on partage tous les 3. On est logé au Mahoe Villa Guesthouse, hors du centre de Ocho Rios et je n'hésiterai pas une seconde à donner une publicité positive à l'etablissement. Bon accueil et propriétaire sympathique (Mike). L'eau est coupée donc une surprise de taille nous attend dans la soirée. Après s'être mis d'accord pour rester là et avoir payé, on se rend dans le centre à pied, trouve un resto, attend des heures que la bouffe arrive. De mon côté je partage avec notre groupe de maintenant 5 dividus le pique-nique que j'ai pris la peine et le soin d'apporter (oeufs cuits durs, mozzarella, salade de lentilles à la lime). Après avoir payé le repas de poisson au resto (pas mal cher) le groupe se divise en 2, les filles font de la plage et je vais écumer les attractions touristiques à gogo de Ocho Rios, dans l'espoir de visiter le musée de reggae qui malheureusement a disparu pour faire place aux milliers de boutiques souvenirs qui vendent toutes la même chose. Incroyable! Et tout est fait en Chine!
On se rend à un petit bar sympa, parle avec les locaux, finalement il fait nuit, les filles ont fini de magasiner et nous rejoignent. On se rend à l'hôtel après avoir acheté de l'alcool en prévision de la soirée. On sieste, se repose, là on veut prendre une douche et on réalise qu'il n'y a tout simplement pas d'eau et on la trouve moins drôle. Je crains la crise de nerfs de Princesse Coreena mais non rien! puisque en bon patron, Mike le gardien de l'hôtel nous emmène à une cascade pour qu'on puisse se laver. Expérience trop trippante. On monte les chutes dans la nuit. La lune nous éclaire. Il faut faire attention à ne pas tomber, glisser, se torder une cheville, etc. Quelle bénédiction que cette eau rafraichissante sur mon corps! On se lave du mieux qu'on peut, avec le savon qu'on a (le mien fout le camp dans le courant). Après on revient à l'hôtel, on s'habille cute pour sortir, se maquille, on va sur la terrasse pour commencer la soirée avec quelques verres et quand on juge qu'il est assez tard, on appelle un taxi et on lui demande de nous déposer à un endroit où on peut danser. Le premier endroit ne fait pas l'unanimité, musique des années 50, 60. Donc on repart vers le bar branché de la ville où l'entrée seulement coûte 12$US. Pas un grand succès, le DJ tant qu'à moi est nul, on perd nos nouveaux amis et on retourne à l'hôtel en taxi, assez fatigués merci.
Le lendemain, on se lève pas trop tôt, on retourne à la cascade où on est allé dans la nuit et ô miracle!c'est encore plus beau de jour! On aide la fille de l'hôtel à rapporter des bidons d'eau à l'hôtel (eh non, toujours pas d'eau) puis on se rend en ville à pied avec nos sacs et tout notre attirail (10 minutes de marche). On rencontee Earl, un guide touristique qui nous propose un tour en bateau pour se rendre à Dunn's River Falls et faire du snorkeling. On négocie et finit par accepter le tour à 22$US par personne. On mange dans un petit resto jamaiquain avant d'aller faire le tour, on paye juste pour passer par la plage payante, malgré notre insistance, rien n'y fait. On trouve notre guide et le bateau, s'installe, et hop! direction Dunn's River Falls, une des principales attractions tourisiques de la Jamaique. Par chance il n'y a pas de bateau de croisière à quai ce jour-là, ce qui fait qu'il n'y a pas trop de monde (relatif). On monte les chutes avec un guide qui nous dit où poser le pied et nous baptise en nous poussant dans l'eau après nous avoir sanctifié. Vraiment très bel endroit, dommage que ca soit aussi touristique. Après s'être bien baigné dans les chutes, on se baigne dans la plage beaucoup plus belle que celle de Ocho Rios. On reprend le bateau, fait du snorkeling pendant au moins 45 minutes, avec un guide, dans des récifs coralliens au large d'Ocho Rios. Je vois un serpent de mer, un lion fish, un dollar de sable et un autre truc tout mou que je touche mais dont j'oublie le nom. Très beaux coraux avec des oursins. J'ai intérêt à améliorer mes connaissance en terme de biologie marine. De retour à Ochie (c'est comme ca que les Jamaiquains appellent la ville) on marche le long de la plage et découvre les immenses complexes hôteliers (en fait c'est le même partout, tentaculaire, qui possède et envahit tout). Dégoûtées de notre découverte (moi en tous cas) on se rend visiter la partie non-touristique de la ville, où les touristes n'ont normalement pas accès et aucun intérêt à s'y rendre. La police touristique nous interpelle et nous demande si on a besoin d'aide. On est clairement pas supposé d'être là. Voici le vrai visage d Ocho Rios: des égouts à ciel ouvert peuplés de déchets qui flottent dans une eau saumâtre loin d'être le moins du monde appétissante, des environs pas trop fréquentables. Un type nous suit inlassablement, même après que je lui aie donné de l'argent (que j'ai trouvé par terre). Finalement on fait demi-tour, visite une boutique d'attrape touristes en chronométrant Coreena (sérieusement, on lui laisse 5 minutes). On va manger du jerk chicken au Ocho Rios Jerk Center, pratique parce que notre bus part de là de toute facon. Le bus arrive avec retard, on fait étamper nos billets, et mes 2 compères de voyage, bien assommés par le rhum overproof 63% qu'ils viennent juste de boire, dorment pendant tout le trajet. Moi je veille sur leur sommeil de rêvant de prendre dans mes bras le bébé de la dame derrière moi.
Arrivés à Kingston à la nuit noire, on appelle un taxi et file se coucher illico. Home sweet home!
Et heureux soient les lundis fériés. Hier c'était National Heroes Day en Jamaique, donc le temps de récupérer de notre week-end. Mais pour moi ce fut une autre journée d'aventures dans Kingston.
terça-feira, 19 de outubro de 2010
quarta-feira, 6 de outubro de 2010
2 mois en Jamaïque
Ca y est j'ai trouvé comment faire le i tréma sur mon clavier!
2 mois en Jamaïque, 2 mois que je vis à Kingston, que dire? Eh bien au boulot tout se passe relativement bien. Je trouve que mon travail est routinier, je veux plus de réunions et d'événements hors du bureau mais je vais les créer petit à petit. Je veux assister à au moins une séance d'un atelier sur les droits humains donné par JFJ dans des communautés défavorisés. À date j'ai déposé une demande de financement à l'Union européenne et créé un sondage pour les employés et membres du conseil d'administration, pour savoir ce qu'ils aiment de JFJ et ce qu'ils pensent qu'on devrait améliorer. Cela fait partie de ma planification stratégique. Et présentement je travaille sur une demande de financement avec France Coopération internationale pour un projet pour protéger les droits des homosexuels en Jamaïque. Et tout se passe bien au niveau des relations interpersonnelles au travail. La directrice générale est souvent absente et je n'ai pas encore trouvé à qui d'autre je peux me référer en son absence, mais l'expérience vient elle aussi petit à petit. Donc voilà pour les nouvelles professionnelles.
Mon collègue et ami qui a été attaqué va très bien. Il ne sort plus la nuit seul et m'a remercié plein de fois de l'avoir accompagné chez le médecin. Une nouvelle volontaire est arrivée, je lui ai montré un peu les environs. Il se peut qu'elle déménage près de chez moi. Et une autre volontaire quitte la Jamaïque aujourd'hui après 1 an de service. Au revoir Laura, bonne continuation dans tous tes projets.
En fin de semaine on a un souper de volontaires pour l'Action de Grâce samedi et dimanche on va visiter une grotte pas trop loin de Kingston. J'ai vraiment besoin de sortir de cette ville au moins un week-end sur deux. Là ca fait un bout de temps que je reste ici pour différentes raisons mais j'ai trop hâte de planifier un joli week-end et de m'échapper du traffic, de la pollution, de la tension qui règne (quand même pas aussi pire que Rio) et des attentions masculines non désirées. Je vis quand même en sécurité à Kingston, seulement il n'y a pas de plage proche. J'ai quand même trouvé une rue pas si mal où je peux faire mon jogging seule sans problème tant qu'il fait encore jour. Et je devrais commencer des cours de danse latine endiablée vendredi avec Coreena, la nouvelle volontaire. Et je continue la capoeira au moins une semaine sur deux. Maintenant que mon rush au travail est passé, je pourrai y retourner plus régulièrement. Et j'ai commencé à faire du jogging.
Donc voilà pour les nouvelles. Je suis toujours heureuse de vous lire et de savoir ce qui se passe de bon dans vos vies.
2 mois en Jamaïque, 2 mois que je vis à Kingston, que dire? Eh bien au boulot tout se passe relativement bien. Je trouve que mon travail est routinier, je veux plus de réunions et d'événements hors du bureau mais je vais les créer petit à petit. Je veux assister à au moins une séance d'un atelier sur les droits humains donné par JFJ dans des communautés défavorisés. À date j'ai déposé une demande de financement à l'Union européenne et créé un sondage pour les employés et membres du conseil d'administration, pour savoir ce qu'ils aiment de JFJ et ce qu'ils pensent qu'on devrait améliorer. Cela fait partie de ma planification stratégique. Et présentement je travaille sur une demande de financement avec France Coopération internationale pour un projet pour protéger les droits des homosexuels en Jamaïque. Et tout se passe bien au niveau des relations interpersonnelles au travail. La directrice générale est souvent absente et je n'ai pas encore trouvé à qui d'autre je peux me référer en son absence, mais l'expérience vient elle aussi petit à petit. Donc voilà pour les nouvelles professionnelles.
Mon collègue et ami qui a été attaqué va très bien. Il ne sort plus la nuit seul et m'a remercié plein de fois de l'avoir accompagné chez le médecin. Une nouvelle volontaire est arrivée, je lui ai montré un peu les environs. Il se peut qu'elle déménage près de chez moi. Et une autre volontaire quitte la Jamaïque aujourd'hui après 1 an de service. Au revoir Laura, bonne continuation dans tous tes projets.
En fin de semaine on a un souper de volontaires pour l'Action de Grâce samedi et dimanche on va visiter une grotte pas trop loin de Kingston. J'ai vraiment besoin de sortir de cette ville au moins un week-end sur deux. Là ca fait un bout de temps que je reste ici pour différentes raisons mais j'ai trop hâte de planifier un joli week-end et de m'échapper du traffic, de la pollution, de la tension qui règne (quand même pas aussi pire que Rio) et des attentions masculines non désirées. Je vis quand même en sécurité à Kingston, seulement il n'y a pas de plage proche. J'ai quand même trouvé une rue pas si mal où je peux faire mon jogging seule sans problème tant qu'il fait encore jour. Et je devrais commencer des cours de danse latine endiablée vendredi avec Coreena, la nouvelle volontaire. Et je continue la capoeira au moins une semaine sur deux. Maintenant que mon rush au travail est passé, je pourrai y retourner plus régulièrement. Et j'ai commencé à faire du jogging.
Donc voilà pour les nouvelles. Je suis toujours heureuse de vous lire et de savoir ce qui se passe de bon dans vos vies.
quinta-feira, 30 de setembro de 2010
Nicole
Depuis lundi, la Jamaique subit les assauts répétés de Nicole, une tempête tropicale qui a fait jusqu'à maintenant 5 morts et 14 disparus. Fortes pluies accompagnées de tonnerre étaient de la partie, C'était un beau scénario d'ouragan! Vous auriez dû voir les feux d'artifice que je pouvais voir en regardant les éclairs de mon balcon hier soir. Donc les écoles et bureaux étaient fermés hier et plusieurs inondations et glissements de terrain ont été rapportés. Je suis de mon côté restée à la maison sagement, je ne suis pas sortie de la journée. Par chance, on n'a pas eu de coupure de courant (ce qui ne fut pas le cas de tous nos collègues) ni d'Internet. Seuls dégâts notables: infiltration d'eau dans la cuisine, le salon et la chambre de Dom, rien de majeur, au niveau des fenêtres.
Aujourd'hui, les choses semblent revenues à la normale. Le soleil se montre le bout du nez, les rues et gazons sèchent tant bien que mal, absorbant le trop-plein des derniers jours. Les égouts continuent de déborder et les gullies (un genre de canal d'évacuation des eaux de pluie où les voitures peuvent également passer, sont encore des chutes, donc la rue qu'il faut traverser pour se rendre à JFJ est impraticable en voiture. Ca fait un beau bruit de fond d'entendre les chutes en arrière-plan. Heureusmeent, pour les piétons que nous sommes, il y a un pont piétonnier qui enjambe le gully. Il a beau être chambranlant, aujourd'hui plus que jamais j'apprécie son existence.
Avant de me rendre au bureau ce matin, je suis allé visiter notre voisin et collègue volontaire Abdi. Il lui est arrivé une grosse malchance hier soir, alors qu'il est sorti seul dans la tempête. En revenant de l'épicerie, 2 adolescents l'ont attaqué alors qu'il venait de tourner le coin de sa rue (à un coin de rue de chez moi). D'après lui, ils l'attendaient, cachés dans le noir. Il dit s'être défendu contre ses agresseurs mais avoir glissé à cause de la boue. Il est tombé et les jeunes en ont profité pour lui voler son cellulaire, pas mal d'argent et ses clés qui étaient dans ses poches (vu qu'aujourd'hui on a ratissé ensemble la zone où l'agression a eu lieu et qu'on n'a rien retrouvé...) Sa propriétaire lui a envoyé aujourd'hui un serrurier pour refaire toutes ses clés, il doit se rendre dans une clinique médicale parce qu'il a saigné de la tête et se procurer un nouveau cellulaire. Cette lecon nous apprend que sortir le soir seul n'est jamais est bonne idée, qu'on soit homme ou femme. Espérons que de telles mésaventures ne se reproduiront plus, cela n'a rien de drôle pour personne. Et moi qui pensais vivre dans un quartier sécuritaire...
Aujourd'hui, les choses semblent revenues à la normale. Le soleil se montre le bout du nez, les rues et gazons sèchent tant bien que mal, absorbant le trop-plein des derniers jours. Les égouts continuent de déborder et les gullies (un genre de canal d'évacuation des eaux de pluie où les voitures peuvent également passer, sont encore des chutes, donc la rue qu'il faut traverser pour se rendre à JFJ est impraticable en voiture. Ca fait un beau bruit de fond d'entendre les chutes en arrière-plan. Heureusmeent, pour les piétons que nous sommes, il y a un pont piétonnier qui enjambe le gully. Il a beau être chambranlant, aujourd'hui plus que jamais j'apprécie son existence.
Avant de me rendre au bureau ce matin, je suis allé visiter notre voisin et collègue volontaire Abdi. Il lui est arrivé une grosse malchance hier soir, alors qu'il est sorti seul dans la tempête. En revenant de l'épicerie, 2 adolescents l'ont attaqué alors qu'il venait de tourner le coin de sa rue (à un coin de rue de chez moi). D'après lui, ils l'attendaient, cachés dans le noir. Il dit s'être défendu contre ses agresseurs mais avoir glissé à cause de la boue. Il est tombé et les jeunes en ont profité pour lui voler son cellulaire, pas mal d'argent et ses clés qui étaient dans ses poches (vu qu'aujourd'hui on a ratissé ensemble la zone où l'agression a eu lieu et qu'on n'a rien retrouvé...) Sa propriétaire lui a envoyé aujourd'hui un serrurier pour refaire toutes ses clés, il doit se rendre dans une clinique médicale parce qu'il a saigné de la tête et se procurer un nouveau cellulaire. Cette lecon nous apprend que sortir le soir seul n'est jamais est bonne idée, qu'on soit homme ou femme. Espérons que de telles mésaventures ne se reproduiront plus, cela n'a rien de drôle pour personne. Et moi qui pensais vivre dans un quartier sécuritaire...
sábado, 25 de setembro de 2010
Les petits gestes font les grandes différences
Cette semaine, j'ai travaillé comme un folle pour terminer à temps une demande de financement. C'est un travail important, qui garantira à l'ONG des revenus pour les 18 prochains mois, en plus d'ajouter un nouveau volet avec le programme de réhabilitation pour les prisonniers, avec l'école,le studio d'enregistrrement, la station de radio, et le laboratoire d'informatrique. Le tout sera géré par une ONG partenaire de Jamaicans for justice, Stand up for Jamaica.
Bien prise par le travail donc. J'ai travaillé des heures supplémentaires cette semaine mardi et vendredi et même samedi. L'important est que tout soit termnié à temps pour lundi, date limite ppour leur faire parvenir les documents.
Donc, c'est dans les petits gestes, dans les choix de consommer local et bio le plus possible, de ne pas acheter de viande,de vérifier la provenance des produits, qu'on fait en fin de compte les grandes différences. Chaque fois que je le peux, j'achète mes fruits et légumes dans la rue, de gens qui les ont sûrement eux-mêmes produits. Étant donné qu'acheter c'est voter, je me préoccupe toujours d'où va mon argent.
Sinon, quoi de neuf? Passé un super week-end hors de Kingston la fin de semaine passée avec les amis volontaires, rencontré une personne charmante en visite de New York qui m'a aidé dans la rédaction et correction de ma demande. Grâce à elle et à son énergie inépuisable, on aura bientôt un jardin et un composteur, vrai de vrai. On pourra faire pousser des tomates, du mais, des patates, après avoir préparé le terrain. Je sens le besoin d eme reconnecter à la terre. Vivre dans cette magnifique et exubérante nature n'est pas suffisant, je veux faire pousser mes légumes. Et Dieu sait qu'ici le climat est idéal pour ca!
J'apprécie énormément le fait de passer un week-end relax, d'être sortie manger du crabe à volnté hier soir avec des amies jamaiquaines, d'apprécier chaque instant de mon séjour ici et surtout la piscine du Pegasus. Bénis soient les fins de semaine.
Bien prise par le travail donc. J'ai travaillé des heures supplémentaires cette semaine mardi et vendredi et même samedi. L'important est que tout soit termnié à temps pour lundi, date limite ppour leur faire parvenir les documents.
Donc, c'est dans les petits gestes, dans les choix de consommer local et bio le plus possible, de ne pas acheter de viande,de vérifier la provenance des produits, qu'on fait en fin de compte les grandes différences. Chaque fois que je le peux, j'achète mes fruits et légumes dans la rue, de gens qui les ont sûrement eux-mêmes produits. Étant donné qu'acheter c'est voter, je me préoccupe toujours d'où va mon argent.
Sinon, quoi de neuf? Passé un super week-end hors de Kingston la fin de semaine passée avec les amis volontaires, rencontré une personne charmante en visite de New York qui m'a aidé dans la rédaction et correction de ma demande. Grâce à elle et à son énergie inépuisable, on aura bientôt un jardin et un composteur, vrai de vrai. On pourra faire pousser des tomates, du mais, des patates, après avoir préparé le terrain. Je sens le besoin d eme reconnecter à la terre. Vivre dans cette magnifique et exubérante nature n'est pas suffisant, je veux faire pousser mes légumes. Et Dieu sait qu'ici le climat est idéal pour ca!
J'apprécie énormément le fait de passer un week-end relax, d'être sortie manger du crabe à volnté hier soir avec des amies jamaiquaines, d'apprécier chaque instant de mon séjour ici et surtout la piscine du Pegasus. Bénis soient les fins de semaine.
quinta-feira, 16 de setembro de 2010
Et moi qui pensais me la couler douce en Jamaique
Eh non! La Jamaique est loin d'être un paradis de paresseux. Les gens travaillent ici, bon Dieu!
Et comme les emplois sont rares, les gens qui travaillent travaillent d'autant plus. La Jamaique, c'est l'Occident: semaine de travail de 40 heures (incluant les pauses dîner, aucune autre), code vestimentaire formel, heureusement que je n'ai pas à trop rendre de comptes.
Depuis mon premier jour de travail, je travaille sur une demande de financement à la délégation de l'Union européenne. Après j'ai une autre demande de financement à écrire pour les droits des homosexuels et lesbiennes et Dieu sait qu'il y en a à faire en Jamaique pour ceux-ci: les gays se font littéralement tuer ou lyncher en public et l'homosexualité est illégale autant que la sodomie. Gare à vos fesses donc.
Trève de plaisanterie, la bureaucratie jamaiquaine pour obtenir uee extension de séjour est somme toute pas si compliquée. Avec la lettre du ministère du travail et 100$ en main, j'ai obtenu l'étampe dans smon passeport, que j'ai dû leur laisser pendant 4 jours. ã mon grand soulagement ils ne l'avaient pas perdu quand je suis retourné le chercher hier.
Donc pour en revenir au travail, le titre et le but de cet article, disons que le rythme de travail est .. soutenu. Je me sens parfois bien seule dans mon petit cubicule mais heureusement, les journées finissent toujours par finir. Grande réalisatiion: je ne devrais pas du tout occuper un emploi 40 heures/semaine devant un ordi. Je suis également très heureuse de travailler suffisament loin de l'air climatisé pour dire que je l'apprécie. Ã part ca je m'arange pour remplir mes week-ends d'activités à Kingston ou hors de la ville, question de garder le moral.
L'industrie la plus profitable de la Jamaique est indubitablement le tourisme. Il y a aussi beaucoup de services (banques) et magasins.
Et comme les emplois sont rares, les gens qui travaillent travaillent d'autant plus. La Jamaique, c'est l'Occident: semaine de travail de 40 heures (incluant les pauses dîner, aucune autre), code vestimentaire formel, heureusement que je n'ai pas à trop rendre de comptes.
Depuis mon premier jour de travail, je travaille sur une demande de financement à la délégation de l'Union européenne. Après j'ai une autre demande de financement à écrire pour les droits des homosexuels et lesbiennes et Dieu sait qu'il y en a à faire en Jamaique pour ceux-ci: les gays se font littéralement tuer ou lyncher en public et l'homosexualité est illégale autant que la sodomie. Gare à vos fesses donc.
Trève de plaisanterie, la bureaucratie jamaiquaine pour obtenir uee extension de séjour est somme toute pas si compliquée. Avec la lettre du ministère du travail et 100$ en main, j'ai obtenu l'étampe dans smon passeport, que j'ai dû leur laisser pendant 4 jours. ã mon grand soulagement ils ne l'avaient pas perdu quand je suis retourné le chercher hier.
Donc pour en revenir au travail, le titre et le but de cet article, disons que le rythme de travail est .. soutenu. Je me sens parfois bien seule dans mon petit cubicule mais heureusement, les journées finissent toujours par finir. Grande réalisatiion: je ne devrais pas du tout occuper un emploi 40 heures/semaine devant un ordi. Je suis également très heureuse de travailler suffisament loin de l'air climatisé pour dire que je l'apprécie. Ã part ca je m'arange pour remplir mes week-ends d'activités à Kingston ou hors de la ville, question de garder le moral.
L'industrie la plus profitable de la Jamaique est indubitablement le tourisme. Il y a aussi beaucoup de services (banques) et magasins.
quarta-feira, 8 de setembro de 2010
Un mois en Jamaique
Ca fait un mois que je suis en Jamaique, un mois que je suis à Kingston plus précisément. J'en suis à ma troisième semaine de travail à Jamaicans for Justice. Je bosse sur une demande de financement à la Délégation européenne depuis mon premier jour de travail. Bientôt un mois que je suis dans mon appart également. C'est toujours le bonheur à la maison et surtout de pouvoir marcher au travail en 10 minutes (je ne pourrais pas demander mieux).
Donc Kingston est loin d'être une ville aussi dangereuse que je le pensais avant d´arriver. Il y a certes des problèmes, dont de vol et de sécurité, mais je me sens complètement en sécurité chez moi. La très grande majorité des habitations ici (pour ne pas dire toutes) ont des grilles aus portes et fenêtres. Cela rassure ceux qui y habitent par rapport au fait que les cambrioleurs auront plus de difficulté à entrer.
Je commence à m'habituer à prendre le bus et le coaster (mini-bus toujours bondé où le conducteur se croit obligé de rouler comme un malade et de dépasser tout le monde tout le temps). Je prends le coaster pour aller à la piscine du Pegasus à New Kingston, un quartier branché pour les gens de classe moyenne. Il y a des bars et de la musique live là-bas, vu un concert à date.
Comme lieux, j'ai visité Port Antonio, Boston Bay, Negril, Blue Lagoon, Winnifred Beach, Frenchmanś Cove, Port-Royal, Hellshire Beach, Portmore, Trench Town, Holywell Park dans les Blue Mountain,Newcastle et passé par Montego Bay pour me rendre à Negril. Beaucoup de jolis poissons jamais vus avant à voir en snorkelling. Et une eau turquoise incomparable! Sans compter les plages de sale fin plus belles que dans les films. Pas toujours facile par contre d'ariver à sa destination, parfois parce que le doctor (conductor, comprenez celui qui vous fait embarquer et payer) vous ment sur la réelle destination du coaster, parfois parce que le temps de route est TELLEMENT long.
Il fait chaud et je ne médis plus du tout contre l'air climatisé. Heureusement la trappe d'air climatisé est assez loin de moi au bureau donc tout va très bien. Donc entre le boulot 9 à 5, les sorties entre amis (les volontaires dont mon coloc), la capoeira et la piscine, la routine s'installe rondement. Je cuisine de la bouffe jamaiquaine: ackee and saltfish, rice and peas, boiled dumplings et fais des jus de fruits maison avec notre nouveau blender, une merveille. Acheter des fruits et légumes locaux est possible, je vais dans la communauté où je travaille et m'approvisionne en denrées disponibles (carottes, choux, oignons, yams, tomates). Et nos arbres à fruits à la maison nous fournissent de beaux cadeaux que nore gardien de sécurité se fait un plaisir de nous apporter!
Donc voilà, tout se passe bien et là il est trop tard pour mes yeux donc je vais dormir. Vive avoir Internet sans fil haute vitesse à la maison et pouvoir parler de mon balcon sur Skype quand bon me semble. (Un balcon est une nécessité absolue en Jamaique).
Donc Kingston est loin d'être une ville aussi dangereuse que je le pensais avant d´arriver. Il y a certes des problèmes, dont de vol et de sécurité, mais je me sens complètement en sécurité chez moi. La très grande majorité des habitations ici (pour ne pas dire toutes) ont des grilles aus portes et fenêtres. Cela rassure ceux qui y habitent par rapport au fait que les cambrioleurs auront plus de difficulté à entrer.
Je commence à m'habituer à prendre le bus et le coaster (mini-bus toujours bondé où le conducteur se croit obligé de rouler comme un malade et de dépasser tout le monde tout le temps). Je prends le coaster pour aller à la piscine du Pegasus à New Kingston, un quartier branché pour les gens de classe moyenne. Il y a des bars et de la musique live là-bas, vu un concert à date.
Comme lieux, j'ai visité Port Antonio, Boston Bay, Negril, Blue Lagoon, Winnifred Beach, Frenchmanś Cove, Port-Royal, Hellshire Beach, Portmore, Trench Town, Holywell Park dans les Blue Mountain,Newcastle et passé par Montego Bay pour me rendre à Negril. Beaucoup de jolis poissons jamais vus avant à voir en snorkelling. Et une eau turquoise incomparable! Sans compter les plages de sale fin plus belles que dans les films. Pas toujours facile par contre d'ariver à sa destination, parfois parce que le doctor (conductor, comprenez celui qui vous fait embarquer et payer) vous ment sur la réelle destination du coaster, parfois parce que le temps de route est TELLEMENT long.
Il fait chaud et je ne médis plus du tout contre l'air climatisé. Heureusement la trappe d'air climatisé est assez loin de moi au bureau donc tout va très bien. Donc entre le boulot 9 à 5, les sorties entre amis (les volontaires dont mon coloc), la capoeira et la piscine, la routine s'installe rondement. Je cuisine de la bouffe jamaiquaine: ackee and saltfish, rice and peas, boiled dumplings et fais des jus de fruits maison avec notre nouveau blender, une merveille. Acheter des fruits et légumes locaux est possible, je vais dans la communauté où je travaille et m'approvisionne en denrées disponibles (carottes, choux, oignons, yams, tomates). Et nos arbres à fruits à la maison nous fournissent de beaux cadeaux que nore gardien de sécurité se fait un plaisir de nous apporter!
Donc voilà, tout se passe bien et là il est trop tard pour mes yeux donc je vais dormir. Vive avoir Internet sans fil haute vitesse à la maison et pouvoir parler de mon balcon sur Skype quand bon me semble. (Un balcon est une nécessité absolue en Jamaique).
segunda-feira, 30 de agosto de 2010
Fin de semaine à Negril
Je viens de revenir d'une belle fin de semaine d'amoureux à Negril (oui, mon amoureux est ici). Partis vendredi matin, on est arrivé à Negril après 4 transports et plus de 5 heures de voyage. On a essayé trois hôtels différents, le Yoga Centre, le Banana Shout et le Roots Bamboo. Prix et qualité varient selon l'établissement. Bien aimé la mer, la plongée sous-marine (surtout celle de nuit), les falaises, sauter de la tour. Moins aimé les prix de touristes parfois exorbitants, les vendeurs de ganja qui nous attendent sur la plage, les transports sans fin pour rentrer. Belle fin de semaine en fin de compte.
Demain, retour aux réunions aec les différents partenaires, à ma demande de financement pour l'Union européenne (l'ćhéance approche) et à la routine de semaine capoeira-travail.
Tout se passe très bien ici et j'espère que pour vous c'est la même chose
Amour
Demain, retour aux réunions aec les différents partenaires, à ma demande de financement pour l'Union européenne (l'ćhéance approche) et à la routine de semaine capoeira-travail.
Tout se passe très bien ici et j'espère que pour vous c'est la même chose
Amour
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