terça-feira, 4 de janeiro de 2011

Bonne année!

2011 déjà! J'espère que la nouvelle année vous trouve tous en pleine forme.

Ici en Jamaique je viens de reprendre le travail après 2 semaines à visiter la Jamaique en compagnie de mon père et ma soeur, que je salue s'ils lisent mon blog. À leur arrivée à Montego Bay, on a dormi 2 nuits dans un hôtel sans fenêtre non loin de l'aéroport Sangster de Montego Bay. On a visité le centre-ville, Sam Sharpe Square, Pier One et le Hip Strip. C'etait impossible de visiter le Marine Park parce que c'est fermé la fin de semaine. Quelle ville bruyante. Pas trouvé ca plus intéressant qu'il faut. Le troisième jour, on a pris un bus de luxe jusqu'à Ocho Rios, où on a visité Dunn's River Falls en compagnie d'un gentil Coréen qui fait le tour du monde. Bien amusant de monter les chutes sans guide cette fois, à mon avis cette visite en valait la peine, à cause de la réputation internationalement touristique de l'endroit. Fait un peu de plage, dans le Ocho Rios non touristique, près d'une famille de rasta blancs. Rentrés à Ochi à pied de Dunn's River Falls, une marche d'une heure un peu éprouvante. On s'est fait un repas dans la cuisine de notre guesthouse et on a mangé avec notre ami Coréen qui est végétarien. Le lendemain après un petit deeuner à l'hôtel avec du café (essentiel pour ma soeur) on a pris un bus qui devait être de luxe mais qui était loin de l'être direction Kingston. En chemin, on a traversé Fern Gully, magnifique parc de fougères ancestrales. La route serpente le long du lit d'une rivière à sec pendant 2 km. Arrivés à Kingston, on a déposé les sacs chez moi, mangé. On a été au repas de Noel de CUSO. Le lendemain, je les ai emmenés visiter Port-Royal et Lime Cay. Port-Royal est une ville coloniale qui fait partie de Kingston, un ancien repaire de pirates qui a été partiellement détruite par un tremblement de terre en 1692. On y trouve Fort Charles, un fort bâti en 1656 par les Anglais. Lime Cay est une île déserte au large de Port-Royal. On s'y rend en bateau. Attendu le bus longtemps pour rentrer à Kingston mais la journée en a valu la peine vu la beauté de Lime Cay, que j'avais bien hâte de leur montrer. Ils ont eu un apercu de Kingston downtown by night, avec le bruit, les coasters partout, les polices, les vendeurs ambulants, les preachers, les lumières, le gaz carbonique, les klaxons. Un chaos organisé.

Le 22 décembre, on a visité Hope Gardens, qui se trouve sur le chemin de Papine, la même route qui mène aux Blue Mountains. Beaucoup de beaux oiseaux, fleurs et plantes à voir. On a vu des doctor birds, l'emblême de la Jamaique, que je n'avais jamais vu auparavant, des pic-bois jamaiquains, des colibris, des parulines et même des perroquets sauvages. Belles plantes aquatiques, orchidées, ca me donne envie de me mettre à savoir identifier les plantes. Le soir, j'ai été à mon party de Noel de Jamaicans for justice et mon père et ma soeur sont restés à la maison.

Le lendemain, 23 décembre, jour du départ pour Treasure Beach. Après 3 transports et 4 heures de route dans un véhicule loin d'être confortable, nous sommes finalement arrivés à destination. 2 de mes amis volontaires se trouvaient aussi à Treasure Beach, avec leur famille et amis, ce qui nous a valu un beau Noel entre Québécois en Jamaique avec un repas improvisé à 10 personnes. Ensemble, on a visité Black River tous les 10, on se divisant en 2 voitures de 2 groupes de 5. On a fait le safari aux crocodiles sur Black River, malheureusement pour ma soeur ce n'était pas l'heure des oiseaux. On s'est baigné dans la rivière, vu des magroves fantastiques sur lesquels on a pu marcher. On a dîné à Black River dans un petit resto sympa. Un homme venait nous quémander de la nourriture. Retour à Treasure Beach pour voir le coucher de soleil sur la plage. Le lendemain on est parti en expédition avec les amis de Robert, mon ami volontaire, qui sont rapidement devenus nos amis eux aussi. On s'est rendu à Great Beach par un sentier sur la plage et dans la prairie jamaiquaine. De toute beauté. On a mangé du homard, du crabe et du poisson tous ensemble. On s'est baigné, pris du soleil, lié d'amitié avec des rastas du coin et rentré en voiture à nos hôtels respectifs. Le lendemain, 26 décembre, on est rentré à Kingston le matin, en voiture avec les autres volontaires et leurs amis et famille. Rentrés à la maison, on s'est reposé, on a marché jusqu'à l'hôtel Pegasus. On ne s'est pas baigné dans la piscine, trop froid et on avait déjà un petit rhume, mais je leur ai montré les jardins et les étangs pleins de carpe du Wyndham. Rentrés en coaster, ces minibus qui roulent à vive allure et qui embarquent toujours trop de passagers. Trajet éprouvant, même les Jamaiquains demandaient au chauffeur de rouler moins vite, au moins on est arrivé sains et saufs, mais tremblants et blancs comme des draps.

Le 27 décembre, on a visité Castleton Gardens, à une heure de route de Kingston. Très beau jardin, aucun frais d'entrée. Beaucoup apprécié la rivière sur le bord de laquelle on a pique-niqué et le tapis de fleurs roses qui s'était déposé naturellement sous un arbre. Mangé une petite soupe sur le bord de la route et attendu un coaster pour rentrer à Kingston, assis devant le poste de police. Ce fut le trajet le plus compressés comme des sardines et près de la porte qu'on a eu. Heureusement on a rapidement trouvé des places pour s'asseoir et ma soeur s'est assise sur mes genoux.

Le 28, départ pour les montagnes. J'avais réservé la veille une nuit dans une auberge de jeunesse à Newcastle, Mount Edge. Le propriétaire a eu la gentillesse de nous donner un lift à partir de Kingston, on s'est donc sauvé beaucoup de mal et de transport compliqué. On a dîné là-bas avec les provisions qu'on avait. Quand la chambre a été prête on s'est installé. On a marché jusqu'à une plantation de café où on a bu un bon café. J'ai fait le tour de la plantation avec un guide, il m'a fait goûter des graines de café crues. La vue de Kingston était imprenable. Demeure d'anciens propriétaires d'esclaves très cossue qui appartient maintenant à un riche Japonais. Le 29, ma soeur et moi nous sommes levées avant l'aurore pour une expédition très physique: l'ascension du Blue Mountain Peak à 2256 m d'altitude. Belle expédition en bonne compagnie. J'ai trouvé ca difficile et la vue décevante, les nuages cachaient tout ce qu'on aurait pu imaginer voir. Impossible de voir Cuba à 160 km. Mais quand même je suis contente de l'avoir fait, objectif accompli. Les 2 nuits suivantes ont été passées au Hollywell Park, un parc national avec des sentiers et des refuges qu'on peut louer. Très froid en haut et pas de possibilité de faire du feu dans le foyer, on a gelé, on était tous enrhummés. Partir des montagnes fut une bénédiction pour tout le monde. Parcouru de beaux sentiers dont un qui mène à une cascade et visité le Gap Café et une autre plantation de café où la propriétaire, Dorothy, nous a servi de délicieuses pâtisseries. Bon café encore une fois.

Le 31, on est redescendu à Kingston en route taxi. Quel bonheur de retrouver le soleil et la chaleur! Après 2 heures de repos et préparation départ, on a pris un taxi puis un coaster jusqu'à Port Antonio, sur la côte nord. On a ensuite pris un route taxi jusqu'à notre hôtel, nos amis volontaires étaient déjà tous là réunis en train de célébrer le 31. On les a rejoints après avoir été acheter de la bière et des drinks. On a trouvé un party sur la plage où on s'est rendu, les 6 jeunes que nous étions. Drôle d'ambiance là-bas, parce qu'on ne réussissait pas à se mélanger à la population locale. Beau Jour de l'An. Le lendemain on a tous relaxé sur la plage, fait du snorkelling, joué avec le chien de plage, mangé de la soupe aux crevettes sur la plage, dormi. Le 2 après une belle matinée à Winnifred Beach et avoir profité du soleil qui s'est pointé le bout du nez, on est reparti pour Kingston, où mon père et ma soeur ont passé une dernière nuit avant de se lever aux aurores et de prendre un taxi jusqu'à la station de bus et de là un bus piur Mo Bay et avion pour New York. Ã bientôt mes chéris

Aujourd'hui je suis de retour au travail, je suis heureuse de revoir mes collègues et de savoir comment ont été leurs vacances.

Mes meilleurs voeux à vous pour 2011, santé, paix, bonheur et amour. Que vous soyiez protégés dans tout ce que vous entreprendrez. Audace et confiance.

sexta-feira, 12 de novembro de 2010

Un aniversaire de conte de fées

Superbe journée hier pour mon anniversaire. C'était la dernière journée de formation de médiation à l'ONG Dispute Resolution Foundation, où 8 de mes collègues volontaires sont placés. Ce cours de 40 heures nous a enseigné comment être un médiateur dans un conflit opposant 2 parties, ca peut être civil ou criminel, mais la majeure partie des cas sont au civil. Les 2 parties se mettent d'accord pour avoir recours à la médiation car le processus est moins cher que d'aller en cour. Le conflit peut être de nature personnelle, familiale, financière (très souvent), succession, voies de faits, viol, etc. L'accent est mis sur ce qui peut être fait et sur la victime et non sur l'oppreseur et les dommages causés. Formation très utile quant à moi, les étapes suivantes sont d'observer 3 séances de médiation et d'être par la suite supervisé pour 2 séances.

Donc le contenu de la formation d'hier portait sur la justice réparatrice et un récapitulatif des valeurs et qualités nécessaires pour être un bon médiateur. Les médiateurs sont rémunérés par les parties en litige. Après la formation, on a eu droit à une remise de certificat de participation et du gâteau. Ils m'ont chanté bon anniversaire, on a pris des photos de groupe puis on est parti avec le chauffeur de CUSO-VSO qui nous a déposées, Coreena et moi, au Pegasus. Après une bonne course et baignade, on s'est douché, habillé pour sortir chic et maquillé puis on a pris un taxi jusqu'à l'hôtel Terrra Nova, où on avait une rśervation à mon nom pour 6 personnes. Quel endroit grandiloquent. Heureusement qu'on était bien habillés. On se serait cru sortis tout droit du siècle passé, avec le tapis rouge dans l'entrée, les lustres au plafond, le décor fastueux. Et le piano qui joue en arrière-plan, sublime. Au menu, du homard que Coreena a commandé pour moi. C'était la première fois que quelqu'un commandait pour moi. Après un somptueux repas et un gâteau surprise bien réussie, on a pris un taxi, direction inconnue pour moi. Mes amis m'ont emmené danser au Quad, un club de musique live à New Kingston. Excellente musique et ambiance décontractée. Splendide journée et soirée d'anniversaire.

Le seul mot que j'ai sur les lèvres aujourd'hui est merci. Merci à tous pour vos voeux d'anniversaire, vos pensées, vos câlins, vos cadeaux, vos attentions. Mes amis ne lisent pas l'anglais, donc j'ai pris la peine de les remercier dans la langue de Shakespeare. Merci est un mot tellement important, et qui veut dire tant de choses, beaucoup plus que 5 lettres.

Mémorable anniversaire donc. J'ai hâte de voir les photos

terça-feira, 19 de outubro de 2010

Ocho Rios, week-end de rêve

Me voilà de retour à Kingston après un week-end de soleil et de plage à Ocho Rios. On est parti samedi matin 2 amis et moi avec le bus Knutsford Express (plus cher, plus sécuritaire et normalement plus ponctuel mais le Jamaican time a préséance partout semble-t-il). Après 1 heure de retard, supposément à cause d'un accident sur la route, le bus arrive et hop! en route pour Ocho Rios. Durée du trajet 2 heures. En chemin on traverse Fern Gully (un corridor de verdure très prisé des touristes, googlez-le vous allez voir) mais trop occupées à jacasser ou à regarder le film stupide qui joue sur l'écran du bus, on manque le spectacle. Dans le bus on fait la connaissance de Stéphanie, une fille de Vancouver, avec qui on lie d'amitié et qui passera toute la journée du samedi avec nous, ainsi que son coloc.

On arrive à Ocho Rios à 12:30. Coreena a faim et trouve dans notre guide de voyage un resto qui lui plaît pour se rassasier. Avant de se rendre au resto, on va à l'hôtel déposer nos bagages. Bon, c'est pas le gros luxe mais c'est dans notre budget. Princese Coreena ne trouve pas l'hôtel génial et tente de nous faire aller ailleurs mais l'hôtel qu'elle tente désespérément de rejoindre ne répond pas. On paye l'équivalent de 22$US pour une chambre qu'on partage tous les 3. On est logé au Mahoe Villa Guesthouse, hors du centre de Ocho Rios et je n'hésiterai pas une seconde à donner une publicité positive à l'etablissement. Bon accueil et propriétaire sympathique (Mike). L'eau est coupée donc une surprise de taille nous attend dans la soirée. Après s'être mis d'accord pour rester là et avoir payé, on se rend dans le centre à pied, trouve un resto, attend des heures que la bouffe arrive. De mon côté je partage avec notre groupe de maintenant 5 dividus le pique-nique que j'ai pris la peine et le soin d'apporter (oeufs cuits durs, mozzarella, salade de lentilles à la lime). Après avoir payé le repas de poisson au resto (pas mal cher) le groupe se divise en 2, les filles font de la plage et je vais écumer les attractions touristiques à gogo de Ocho Rios, dans l'espoir de visiter le musée de reggae qui malheureusement a disparu pour faire place aux milliers de boutiques souvenirs qui vendent toutes la même chose. Incroyable! Et tout est fait en Chine!

On se rend à un petit bar sympa, parle avec les locaux, finalement il fait nuit, les filles ont fini de magasiner et nous rejoignent. On se rend à l'hôtel après avoir acheté de l'alcool en prévision de la soirée. On sieste, se repose, là on veut prendre une douche et on réalise qu'il n'y a tout simplement pas d'eau et on la trouve moins drôle. Je crains la crise de nerfs de Princesse Coreena mais non rien! puisque en bon patron, Mike le gardien de l'hôtel nous emmène à une cascade pour qu'on puisse se laver. Expérience trop trippante. On monte les chutes dans la nuit. La lune nous éclaire. Il faut faire attention à ne pas tomber, glisser, se torder une cheville, etc. Quelle bénédiction que cette eau rafraichissante sur mon corps! On se lave du mieux qu'on peut, avec le savon qu'on a (le mien fout le camp dans le courant). Après on revient à l'hôtel, on s'habille cute pour sortir, se maquille, on va sur la terrasse pour commencer la soirée avec quelques verres et quand on juge qu'il est assez tard, on appelle un taxi et on lui demande de nous déposer à un endroit où on peut danser. Le premier endroit ne fait pas l'unanimité, musique des années 50, 60. Donc on repart vers le bar branché de la ville où l'entrée seulement coûte 12$US. Pas un grand succès, le DJ tant qu'à moi est nul, on perd nos nouveaux amis et on retourne à l'hôtel en taxi, assez fatigués merci.

Le lendemain, on se lève pas trop tôt, on retourne à la cascade où on est allé dans la nuit et ô miracle!c'est encore plus beau de jour! On aide la fille de l'hôtel à rapporter des bidons d'eau à l'hôtel (eh non, toujours pas d'eau) puis on se rend en ville à pied avec nos sacs et tout notre attirail (10 minutes de marche). On rencontee Earl, un guide touristique qui nous propose un tour en bateau pour se rendre à Dunn's River Falls et faire du snorkeling. On négocie et finit par accepter le tour à 22$US par personne. On mange dans un petit resto jamaiquain avant d'aller faire le tour, on paye juste pour passer par la plage payante, malgré notre insistance, rien n'y fait. On trouve notre guide et le bateau, s'installe, et hop! direction Dunn's River Falls, une des principales attractions tourisiques de la Jamaique. Par chance il n'y a pas de bateau de croisière à quai ce jour-là, ce qui fait qu'il n'y a pas trop de monde (relatif). On monte les chutes avec un guide qui nous dit où poser le pied et nous baptise en nous poussant dans l'eau après nous avoir sanctifié. Vraiment très bel endroit, dommage que ca soit aussi touristique. Après s'être bien baigné dans les chutes, on se baigne dans la plage beaucoup plus belle que celle de Ocho Rios. On reprend le bateau, fait du snorkeling pendant au moins 45 minutes, avec un guide, dans des récifs coralliens au large d'Ocho Rios. Je vois un serpent de mer, un lion fish, un dollar de sable et un autre truc tout mou que je touche mais dont j'oublie le nom. Très beaux coraux avec des oursins. J'ai intérêt à améliorer mes connaissance en terme de biologie marine. De retour à Ochie (c'est comme ca que les Jamaiquains appellent la ville) on marche le long de la plage et découvre les immenses complexes hôteliers (en fait c'est le même partout, tentaculaire, qui possède et envahit tout). Dégoûtées de notre découverte (moi en tous cas) on se rend visiter la partie non-touristique de la ville, où les touristes n'ont normalement pas accès et aucun intérêt à s'y rendre. La police touristique nous interpelle et nous demande si on a besoin d'aide. On est clairement pas supposé d'être là. Voici le vrai visage d Ocho Rios: des égouts à ciel ouvert peuplés de déchets qui flottent dans une eau saumâtre loin d'être le moins du monde appétissante, des environs pas trop fréquentables. Un type nous suit inlassablement, même après que je lui aie donné de l'argent (que j'ai trouvé par terre). Finalement on fait demi-tour, visite une boutique d'attrape touristes en chronométrant Coreena (sérieusement, on lui laisse 5 minutes). On va manger du jerk chicken au Ocho Rios Jerk Center, pratique parce que notre bus part de là de toute facon. Le bus arrive avec retard, on fait étamper nos billets, et mes 2 compères de voyage, bien assommés par le rhum overproof 63% qu'ils viennent juste de boire, dorment pendant tout le trajet. Moi je veille sur leur sommeil de rêvant de prendre dans mes bras le bébé de la dame derrière moi.

Arrivés à Kingston à la nuit noire, on appelle un taxi et file se coucher illico. Home sweet home!

Et heureux soient les lundis fériés. Hier c'était National Heroes Day en Jamaique, donc le temps de récupérer de notre week-end. Mais pour moi ce fut une autre journée d'aventures dans Kingston.

quarta-feira, 6 de outubro de 2010

2 mois en Jamaïque

Ca y est j'ai trouvé comment faire le i tréma sur mon clavier!

2 mois en Jamaïque, 2 mois que je vis à Kingston, que dire? Eh bien au boulot tout se passe relativement bien. Je trouve que mon travail est routinier, je veux plus de réunions et d'événements hors du bureau mais je vais les créer petit à petit. Je veux assister à au moins une séance d'un atelier sur les droits humains donné par JFJ dans des communautés défavorisés. À date j'ai déposé une demande de financement à l'Union européenne et créé un sondage pour les employés et membres du conseil d'administration, pour savoir ce qu'ils aiment de JFJ et ce qu'ils pensent qu'on devrait améliorer. Cela fait partie de ma planification stratégique. Et présentement je travaille sur une demande de financement avec France Coopération internationale pour un projet pour protéger les droits des homosexuels en Jamaïque. Et tout se passe bien au niveau des relations interpersonnelles au travail. La directrice générale est souvent absente et je n'ai pas encore trouvé à qui d'autre je peux me référer en son absence, mais l'expérience vient elle aussi petit à petit. Donc voilà pour les nouvelles professionnelles.

Mon collègue et ami qui a été attaqué va très bien. Il ne sort plus la nuit seul et m'a remercié plein de fois de l'avoir accompagné chez le médecin. Une nouvelle volontaire est arrivée, je lui ai montré un peu les environs. Il se peut qu'elle déménage près de chez moi. Et une autre volontaire quitte la Jamaïque aujourd'hui après 1 an de service. Au revoir Laura, bonne continuation dans tous tes projets.

En fin de semaine on a un souper de volontaires pour l'Action de Grâce samedi et dimanche on va visiter une grotte pas trop loin de Kingston. J'ai vraiment besoin de sortir de cette ville au moins un week-end sur deux. Là ca fait un bout de temps que je reste ici pour différentes raisons mais j'ai trop hâte de planifier un joli week-end et de m'échapper du traffic, de la pollution, de la tension qui règne (quand même pas aussi pire que Rio) et des attentions masculines non désirées. Je vis quand même en sécurité à Kingston, seulement il n'y a pas de plage proche. J'ai quand même trouvé une rue pas si mal où je peux faire mon jogging seule sans problème tant qu'il fait encore jour. Et je devrais commencer des cours de danse latine endiablée vendredi avec Coreena, la nouvelle volontaire. Et je continue la capoeira au moins une semaine sur deux. Maintenant que mon rush au travail est passé, je pourrai y retourner plus régulièrement. Et j'ai commencé à faire du jogging.

Donc voilà pour les nouvelles. Je suis toujours heureuse de vous lire et de savoir ce qui se passe de bon dans vos vies.

quinta-feira, 30 de setembro de 2010

Nicole

Depuis lundi, la Jamaique subit les assauts répétés de Nicole, une tempête tropicale qui a fait jusqu'à maintenant 5 morts et 14 disparus. Fortes pluies accompagnées de tonnerre étaient de la partie, C'était un beau scénario d'ouragan! Vous auriez dû voir les feux d'artifice que je pouvais voir en regardant les éclairs de mon balcon hier soir. Donc les écoles et bureaux étaient fermés hier et plusieurs inondations et glissements de terrain ont été rapportés. Je suis de mon côté restée à la maison sagement, je ne suis pas sortie de la journée. Par chance, on n'a pas eu de coupure de courant (ce qui ne fut pas le cas de tous nos collègues) ni d'Internet. Seuls dégâts notables: infiltration d'eau dans la cuisine, le salon et la chambre de Dom, rien de majeur, au niveau des fenêtres.

Aujourd'hui, les choses semblent revenues à la normale. Le soleil se montre le bout du nez, les rues et gazons sèchent tant bien que mal, absorbant le trop-plein des derniers jours. Les égouts continuent de déborder et les gullies (un genre de canal d'évacuation des eaux de pluie où les voitures peuvent également passer, sont encore des chutes, donc la rue qu'il faut traverser pour se rendre à JFJ est impraticable en voiture. Ca fait un beau bruit de fond d'entendre les chutes en arrière-plan. Heureusmeent, pour les piétons que nous sommes, il y a un pont piétonnier qui enjambe le gully. Il a beau être chambranlant, aujourd'hui plus que jamais j'apprécie son existence.

Avant de me rendre au bureau ce matin, je suis allé visiter notre voisin et collègue volontaire Abdi. Il lui est arrivé une grosse malchance hier soir, alors qu'il est sorti seul dans la tempête. En revenant de l'épicerie, 2 adolescents l'ont attaqué alors qu'il venait de tourner le coin de sa rue (à un coin de rue de chez moi). D'après lui, ils l'attendaient, cachés dans le noir. Il dit s'être défendu contre ses agresseurs mais avoir glissé à cause de la boue. Il est tombé et les jeunes en ont profité pour lui voler son cellulaire, pas mal d'argent et ses clés qui étaient dans ses poches (vu qu'aujourd'hui on a ratissé ensemble la zone où l'agression a eu lieu et qu'on n'a rien retrouvé...) Sa propriétaire lui a envoyé aujourd'hui un serrurier pour refaire toutes ses clés, il doit se rendre dans une clinique médicale parce qu'il a saigné de la tête et se procurer un nouveau cellulaire. Cette lecon nous apprend que sortir le soir seul n'est jamais est bonne idée, qu'on soit homme ou femme. Espérons que de telles mésaventures ne se reproduiront plus, cela n'a rien de drôle pour personne. Et moi qui pensais vivre dans un quartier sécuritaire...

sábado, 25 de setembro de 2010

Les petits gestes font les grandes différences

Cette semaine, j'ai travaillé comme un folle pour terminer à temps une demande de financement. C'est un travail important, qui garantira à l'ONG des revenus pour les 18 prochains mois, en plus d'ajouter un nouveau volet avec le programme de réhabilitation pour les prisonniers, avec l'école,le studio d'enregistrrement, la station de radio, et le laboratoire d'informatrique. Le tout sera géré par une ONG partenaire de Jamaicans for justice, Stand up for Jamaica.

Bien prise par le travail donc. J'ai travaillé des heures supplémentaires cette semaine mardi et vendredi et même samedi. L'important est que tout soit termnié à temps pour lundi, date limite ppour leur faire parvenir les documents.

Donc, c'est dans les petits gestes, dans les choix de consommer local et bio le plus possible, de ne pas acheter de viande,de vérifier la provenance des produits, qu'on fait en fin de compte les grandes différences. Chaque fois que je le peux, j'achète mes fruits et légumes dans la rue, de gens qui les ont sûrement eux-mêmes produits. Étant donné qu'acheter c'est voter, je me préoccupe toujours d'où va mon argent.

Sinon, quoi de neuf? Passé un super week-end hors de Kingston la fin de semaine passée avec les amis volontaires, rencontré une personne charmante en visite de New York qui m'a aidé dans la rédaction et correction de ma demande. Grâce à elle et à son énergie inépuisable, on aura bientôt un jardin et un composteur, vrai de vrai. On pourra faire pousser des tomates, du mais, des patates, après avoir préparé le terrain. Je sens le besoin d eme reconnecter à la terre. Vivre dans cette magnifique et exubérante nature n'est pas suffisant, je veux faire pousser mes légumes. Et Dieu sait qu'ici le climat est idéal pour ca!

J'apprécie énormément le fait de passer un week-end relax, d'être sortie manger du crabe à volnté hier soir avec des amies jamaiquaines, d'apprécier chaque instant de mon séjour ici et surtout la piscine du Pegasus. Bénis soient les fins de semaine.

quinta-feira, 16 de setembro de 2010

Et moi qui pensais me la couler douce en Jamaique

Eh non! La Jamaique est loin d'être un paradis de paresseux. Les gens travaillent ici, bon Dieu!

Et comme les emplois sont rares, les gens qui travaillent travaillent d'autant plus. La Jamaique, c'est l'Occident: semaine de travail de 40 heures (incluant les pauses dîner, aucune autre), code vestimentaire formel, heureusement que je n'ai pas à trop rendre de comptes.

Depuis mon premier jour de travail, je travaille sur une demande de financement à la délégation de l'Union européenne. Après j'ai une autre demande de financement à écrire pour les droits des homosexuels et lesbiennes et Dieu sait qu'il y en a à faire en Jamaique pour ceux-ci: les gays se font littéralement tuer ou lyncher en public et l'homosexualité est illégale autant que la sodomie. Gare à vos fesses donc.

Trève de plaisanterie, la bureaucratie jamaiquaine pour obtenir uee extension de séjour est somme toute pas si compliquée. Avec la lettre du ministère du travail et 100$ en main, j'ai obtenu l'étampe dans smon passeport, que j'ai dû leur laisser pendant 4 jours. ã mon grand soulagement ils ne l'avaient pas perdu quand je suis retourné le chercher hier.

Donc pour en revenir au travail, le titre et le but de cet article, disons que le rythme de travail est .. soutenu. Je me sens parfois bien seule dans mon petit cubicule mais heureusement, les journées finissent toujours par finir. Grande réalisatiion: je ne devrais pas du tout occuper un emploi 40 heures/semaine devant un ordi. Je suis également très heureuse de travailler suffisament loin de l'air climatisé pour dire que je l'apprécie. Ã part ca je m'arange pour remplir mes week-ends d'activités à Kingston ou hors de la ville, question de garder le moral.

L'industrie la plus profitable de la Jamaique est indubitablement le tourisme. Il y a aussi beaucoup de services (banques) et magasins.