quarta-feira, 14 de outubro de 2009

L,histoire de Florence - La violence conjugale au Sénégal


Aujourd'hui j'ai une histoire triste à vous raconter et ce ne sera malheureusement pas la dernière j'ai bien peur.

Florence s'est mariée en 1993. Dès le début de son mariage, son mari l'a battue et injriée. 5 enfants son issus de cette union. Samedi le 10 octobre dernier, son mari l'a frappée devant ses enfants. Il l'a injuriée. Il l'a frappée tellement fort qu'il lui a cassé le bras.

Aujourd'hui Florence est revenue pour la deuxième fois à l'APROFES, cette fois pour porter plainte contre son mari. Florence a décidé de demander le divorce. Sa requête sera entendue devant les tribunaux. Le médecin qui l'a soignée présentera le certificat médical attestant de l'état de la plaignante.

Pour le reste, justice sera rendue selon les procédures légales habituelles. Je ne sais pas si son mari ira en prison. Je tâcherai de vous mettre au courant de la suite d el'histoire.

Ayez une epnsée pour Florence et ppour les femmes victimes de violence conjugale aujourdHui. Elle pourrait être votre mère, votre soeur, et même vous.

terça-feira, 13 de outubro de 2009

L'organisation de mon travail

Me voici mieux outillée et davantage en pays de connaissance pour savoir ce que je ferai durant mes 6 mois ici. Je vais d'abord concevoir le dépliant du point d'écoute pour les femmes victimes de violence, je vais donner une formation sur la recherche de fiancement auprès des bailleurs de fonds internationaux, rencontrer des bailleurs de fonds, faire de la recherche sur Internet pour inventorier les bailleurs de fonds potentiels et oeuvrer pour mettre en place un système de dons en ligne.

Bref tout prend forme petit à petit, je suis satisfaite de la réunion que j'ai eu hier avec mes superviserures de mandat et contente de la direction que prend mon implication à l'APROFES. On m'a aussi proposé de jouer le rôle d'une toubab dans la tropue de théâtre Baamtaré de l'APROFES.

L'APROFES compte plusieurs projets et axes d'intervention. En voici quelques-uns:
- La sensibilisation et l’éducation des populations sur des thèmes de droit, de citoyenneté, de santé, d’économie, etc.

- La dynamisation des organisations de la société civile.

- La formation des groupes à la base sur les techniques de production (agriculture - élevage - artisanat) et de gestion, de même que sur l’alphabétisation

- Les activités de jeunesse avec la mise en place d’un centre socio-éducatif et l’organisation de camp de jeunesse durant les grandes vacances

- Le crédit, l’épargne

- L’amélioration du cadre du cadre de vie avec le reboisement et l’évacuation des ordures

- Les violences faites aux femmes avec l’ouverture d’un centre d’écoute

- Le renforcement du partenariat nord-sud et sud-sud

sábado, 10 de outubro de 2009

Ma ngi fii rek

Je viens à peine de comprendre l!ampleur de l!expression Ma ngi fii rek. Je suis ici seulement. Je vis et rien d!autre.

Un beau samedi ensoleillé aujourd!hui, je suis en attente de la plage, après le diner. Il fait très chaud, tout le monde est relax; des gens entrent et sortent de la maison à tout instant. Les mouches volent, les chats et les petits lézards recherchent l!ombre, sans copter les grenouilles.

Je voulais suivre des cours de wolof à l!Alliance franco-sénégqlqise mqis ils n!en donnent pas donc je devrai poursuivre mon apprentissage autodidacte. Mon père d!accueil est un très bon professeur.

Finalement la vie en Afrique est pas mal comme je l!avais imaginée. Je réalise que je réalise un des mes rêves en étant ici et j!en suis très reconnaissante.

L!accès Internet est beaucoup mieux que ce que j!aurais imaginé, les gens sont moins pauvres que dans mon préjugé initial et pas tant portés sur la fête. Les jours s!écoulent tranquillement, rythmés par les 5 appels à la prières quotidiens et la sueur qui dégoutte goutte à goutte. Vivre dans un pays musulman n!est pas trop contraignant bien que je ne me sente pas libre de mes mouvements et déplacements.

Être une toubab à Kaolack, ça signifie être perçue soit comme une banque soit comme une épouse potentielle * et Dieu sait qu!ils s!essayent.


Connectez-vous à Skype et ajoutez-moi comme amie, ça me fera plaisir de vous parler
delphine.meanson1

sexta-feira, 9 de outubro de 2009

Bonne Action de Grâces


Lundi ce sera férié au Québec, j'en profite pour vous souhaiter une bonne Action de Grâces. Ici point de jour férié. Peut-être irons-nous à la plage demain avec mes soeurs d'accueil. Je suis en train d'écouter du Ariane Moffat, j'avoue m'ennuyer du Québec en ce moment. Je manque de contacts avec ma terre natale. Écrivez-moi davantage svp.

Sinon pour mon travail, mon compte rendu sur la formation en violence conjugale est terminé, j'en suis à réviser mon plan de travail et à dresser une liste des bailleurs de fonds existants. Avant de bâtir ma formation, je dois examiner les ressources existantes en termes de financement.

Tout se passe bien dns ma routien kaolackienne. Je pense à vous, Ariane dans le oreilles ça aide. Passez-vous le mot pour m'écrire.

Proverbe du jour: Qui est guidé par une étoile ne ragarde jamais en arrière.
Leonardo da Vinci

quinta-feira, 8 de outubro de 2009

2 semaines à Kaolak - la routine s'installe lentement


Eh oui! Déjà 2 semaines à Kaolack. J’ai peine à y croire. Mais oui ça passe vite, je dois vous l’avouer. La routine s’installe pour ma semaine de travail, horaire, repas, la vie dans ma famille d’accueil. Je me lève à 7 :30, fais mon yoga, prend une douche, déjeune de pain baguette et breuvage chaud. Je commence à travailler à 9 :00, je vais dîner à la maison vers 13 : 00, je reviens au bureau vers 16 :00 et termine ma journée entre 18 :00 et 19 : 00. Les soirées sont relax, sans Internet, je passe du temps avec mes sœurs d’accueil, à regarder la télé, m’entraîner sur le toit, ou découvrir les alentours à pied.

Je me sens très bien chez moi, accueillie, à l’aise, à ma place. Maintenant ma famille d’accueil sait que je suis végétarienne et s’apprête à me faire des repas de légumes où je pourrai éviter la viande. Je n’en demandais pas tant. J’adore les repas en commun, tous assis à même le sol et mangeant à même le même plat. J’aime prendre des cours de wolof avec mon père d’accueil, aller en ville de temps en temps, me réveiller avec les oiseaux, les chèvres et la prière du matin.

À date côté santé je touche du bois!! Je me porte comme un charme, autant physiquement que moralement. J’apprécie tout ce qui s’offre à moi et je vis sans attentes. Je suis réellement bien et heureuse ici.

Les arbres (les quelques-uns que j’aperçois du toit) sont d’une majesté splendide. J’aime la lumière avant que le soleil se couche quand tout devient éclatant pour quelques instants, juste avant la brunante. J’aime la musique, essayer d’apprendre quelques pas de mbalax (pas évident), faire la sieste (paraît que ça fait engraisser par contre) le ataya (thé) après le dîner. Je m’adapte du mieux que je peux à ma culture d’accueil.

Kaolack est une ville tranquille. Mis à part les moustiques (desquels on peut facilement se protéger) c’est une ville où il fait bon vivre. Je me suis habituée à me faire appeler toubab et je souris seulement ou j’envoie la main.

Hier j’ai passé une journée extraordinaire et hors routine. Mon collègue canadien m’a appelé le matin pour savoir j’étais où. Je lui ai dit que je m’apprêtais à partir pour le bureau. Il m’a dit de les attendre et ils sont venus me chercher avec Baljam, chauffeur de l’APROFES, et Ndeye, et nous sommes allés faire une intervention auprès d’une famille qui vivait un cas de succession litigieuse à Ndangane, un village de pêcheurs à 2 heures de Kaolack. Vraiment aimé ma journée. J’ai mis les photos en ligne déj`sur la galerie Sénégal (voir lien à droite). Je manque d’espace ici pour tout vous raconter mais la magie de ces enfants si attachants est contagieuse. Quel plaisir de jouer avec eux, de se balader dans les rues du village main dans la main avec des enfants partout autour de nous. Je leur ai acheté des bonbons (toubab) ais après j’ai réalisé que ce n’était pas une si bonne idée parce qu’après les enfnats ne me lâchaient plus.

Et j’ai connu au village des membres de la famille de ma mère d’accueil, donc des membres de ma famille. C’est toujours drôle de faire les salutations et de se rendre compte qu’on est parents.

Proverbe wolof du jour: Ndank Ndank mooy japp golo ci naay
Traduction: il faut du temps pour éussir à attraper u singe dans la brousse. Lentement mais sûrement, on arrive toujours à ses buts.

segunda-feira, 5 de outubro de 2009

Le bonheur est dans l'instant

Puisque je vis et suis heureuse, je respire ici et maintenant. Je monte sur le toit de la maison faire mon yoga et ça me remplit de joie. Je me crois au ciel, éternelle en cet instant fugitif où le temps s’est, encore une fois, arrêté. Poète des temps modernes, je déambule au coin de la rue, insensible ou souriante aux TOUBAB que me crient les enfants, c’est selon.

J’avance le cœur léger et les yeux grand ouverts, le sourire aux lèvres et toujours prête à aider.

Aujourd’hui j’ai assisté à mon 2e mariage sénégalais. Décidément, je devrais modifier la chanson d’Amadou et Mariam (Le dimanche à Bamako, c’est le jour des mariages). C’est à Kaolack que c’est le jour des mariages, le samedi comme le dimanche. Beaucoup plus animé que la dernière fois. Beaucoup plus de gens aussi, musique, ambiance festive, bon repas mangé avec la main droite (enfin ma pratique de manger du couscous avec la main droite au CCI à Montréal m’aura servi à quelque chose).
Et tous ces enfants qui voulaient que les deux toubabs que nous sommes les photographient. Ils nous entouraient, nous caressaient les cheveux, nous tenaient la min, nous demandaient notre prénom. Attachants et un brin envahissants. Je les aime tous autant qu’ils sont. Ils voulaient tous avoir notre attention. J’aimerais bien enseigner à des enfants ici. Il me semble que je me plairais bien dans cette tâche.

Hier Ndeye et Danielle sont intervenues dans une situation de crise : une petite fille de 10 ans qui a été violée à plusieurs reprises par un homme proche de la famille. Il la payait pour acheter son silence. Au moment où j’écris ces lignes, l’homme est derrière les barreaux car 3 hommes courageux se sont levés pour porter plainte contre lui et le dénoncer. Le témoignage de la fillette a également été entendue. Au moins cette histoire a une fin heureuse puisque le coupable est maintenant derière les barreux et qu’il passera en cour la semaine prochaine.

Temps pour moi de conclure mon compte-rendu sur la formation en violence conjugale.

Je vous souhaite à tous un très bel automne.

domingo, 4 de outubro de 2009

J'ai gambadé en Gambie

Je viens de passer quelques jours en Gambie dans la famille de Baljam dans le village de Latrikunda (Kunda veut dire famille). On a été super bien accueilli et on a été à la plage Sénégambie. Les photos seront bientôt mises sur mon site de photos Picasa (lien sur la page principale).

Donc la Gambie c'est superbe, ça équivaut un peu au Canada (colonisation anglaise) ou on peut le comparer à Montréal versus le reste du Québec (minorité anglophone entourée de francophones. Les gens sont sympathiques, parlent wolof, on appelle ce pays the smiling coast of Africa, je peux comprendre pourquoi!!

Beaucoup aimé la visite de Banjul, la capitale, la plage, l'accueil dans la famille de Baljam. Anecdote: alors qu'on se rendait à la plage en taxi, une roue est partie et le taxi a dû s'arrêter brusquement sur le bord du chemin. On a pris un autre taxi pour faire le reste du chemin.

oje trouve que la Gambie ressemble beaucoup au Sénégal. La seule différence est que la Gambie a des institutions qui découlent de la colonisation anglaise et le Sénégal de la France. Comme le canada quoi.

Je suis bien heureuse d'être maintenant de retour à Kaolack, dans ma famille, ma maison, revoir des gens que je connais, reprendre le travail. Le voyage de retour hier a été assez long et pénible vu la noirceur, l'état piteux de la route (trouée de nid d'éléphants), le manque de transport vers Kaolack, et le traversier qui venait de partir, on a donc dû attendre une heure pour le suivant.

au plaisir de recevoir de vos nouvelles!!!