sábado, 14 de janeiro de 2012

(Més)Avenures dúne voyageuse pas assez préparée

Le 23 décembre dernier, je me suis levée de bon matin, très bon matin même, après 1 heure de sommeil (!) pour aller prendre le bus jusqu'à Montego Bay, puis l'avion de Montego Bay à Orlando et de Orlando à San Juan, Puerto Rico, où j'ai séjourné jusqu'au 6 janvier

J'avais une intuition vague ce jour-là que quelque chose pourrait, peut-être, mal tourner, du fait de mon absence totale de recherche d'information sur Puerto Rico. Je connaisais le nom et l'adresse de l'hôtel où je me rendais, rien d'autre. J'ignorais même que Puerto Rico est un territoire américain jusqu'à ce que le ô si aimable douanier américain me lance à la figure, voyant que j'avais indiqué IN TRANSIT comme adresse aux Etats-Unis, "Puerto Rico IS United States". Et vlan dans les dents pour l'ignorance!

Mes mésaventures et/ou péripéties, appelez-les comme vous voulez, ont commencé à l'aéroport de Montego Bay, au moment de m'enregistrer au comptoir d'Air Tran (qui n'est pas Air Transat comme je le pensais tout bonnement mais plutôt une compagnie cheap à souhait que je ne vous conseille surtout pas - il faut payer pour avoir un sac en soute. La préposée a pris mon passeport et l'a regardé dans tous les sens, puis elle m'a demandé si j'avais un visa pour les Etats-Unis. Visa? Mon coeur s'est mis à battre plus vite. Zut, me fallait-il un visa pour entrer à Puerto Rico? ai-je pensé. J'ai un passeport canadien, que je lui réponds. Ici je dois préciser que la page couverture de mon passeport et le magnifique blason canadien sont complètement effacés donc il est dur de reconnaître à première vue le pays émetteur de mon grand voyageur de passeport.

Incrédule, elle s'empresse de demander à sa collègue si le Québec fait partie du Canada. Elle ne réussit pas à entrer mon adresse et se montre très incompétente. Sa collègue renchérit en politique séparatiste, elle est CERTAINE que le Québec est un pays, donc mon passeport ne peut être Canadien. Je lui dis que ca a passé proche en 1995 mais que ce n'est pas le cas, et finalement elles acceptent toutes deux la canadianité de mon document de voyage.

Une fois assise dans l'avion, que j'ai pris soin de ne pas manquer cette fois, pas comme à mon retour du Panama, des agents viennent me voir à tour de rôle pour me demander mon adresse à destination. Elles insistent pour que je leur fournissent une adresse aux Etats-Unis et je m'entête à leur répondre que j'y serai seulement en transit. Finalement je leur fournis l'adresse de mon auberge de jeunesse à San Juan. Tout le vol est retardé d'au moins 15 minutes à cause de cette confusion d'adresse de destination, les douanes américanes ne nous laissent pas décoller avant que mon cas ne soit réglé.

Je m'attendais donc à avoir des problèmes aux douanes en arrivant à Orlando vu ce qu'il venait de se passer, mais ce ne fut pas le cas. Le douanier était très douanier: air bête, remarque cynique, dénigrement, il faisait son travail comme un pro quoi! J'etais surprise et heureuse en constatant qu'il ne ménvoyait pas au comptoir d'inspection complète, Dieu est grand!

Je passe 4 heures à l'aéroport d'Orlando à lire, magasiner, manger des sushis, somnoler, écrire. Le deuxième vol se passe bien, je dors la majorité du trajet. A mon arrivé à San Juan je sors de l'avion comme tous les autres passagers et là j'ai le réflexe de vérifier si j'ai bien mon passeport. Ma main fouille mon sac une première fois et ne le trouve pas, je refais la même chose une deuxième fois et ne trouve rien. Je m'arrête et vide mon sac frénétiquement, espérant de cette facon faire apparaître le Saint Graal des voyageurs, bien ô fondamental et essentiel. Que nenni!

Je retourne à l'avion d'où je viens de débarquer parce que je me souviens très bien que la dernière fois que j'ai vu mon passeport j'étais dans l'avion. Je me demande si ma voisine de siège aurait eu l'audace de me le voler durant mon sommeil. J'arrive à l'avion le coeur battant, on m'empêche de retourner à l'intérieur. J'explique la situation à une agente, lui donne le numéro du siège où j'etais assise et elle va dans l'avon voir si elle peut trouver mon passeport. Pendant ce temps-là, je pris Dieu, Allah, Marie, Bouddha, whatever! Mais que l'on retrouve mon passeport, c'est ce qui compte. Après un temps qui me paraît interminable, elle revient, mon passeport à la main, et je ne me peux plus de la remercier. Il y a un bon Dieu pour les voyageurs! Il était tombé à côté du siège alors que je croyais l'avoir mis dans mon sac...

Après ca, mes aventures ne sont pas encore terminées. Il est 1h du matin, heure locale, et je dois me rendre à l'auberge de jeunesse où ma soeur Elise se trouve déjà. Je monte dans un taxi, lui indique où je vais mias il ne connaît pas. On tourne en rond un bout de temps, il me dit qu'il ne veut pas me déposer là, que c'est un quartier dangereux. En chemin on a presque un accident de circulation avec une voiture qui foncait droit sur nous, le chauffeur a freiné au dernier moment. Finalement j'appelle l'auberge à partir du cellulaire du chauffeur de taxi et on finit par trouver la place. Je paye ma course le haut prix, mais je suis arrivée saine et sauve aux... Etats-Unis et l'aventure peut maintenant commencer.

sexta-feira, 14 de outubro de 2011

Le petit garcon qui refusait de grandir

Il était une fois un petit garcon qui refusait de devenir un adulte. Il avait très peur des responsabilités quelles qu'elles soient et avait décidé de passer sa vie à jouer insouciemment sans se soucier de rien d'autre que du moment présent.

Ce que le petit garcon ignorait, c'est que, bien que sans le vouloir, 'il ferait germer l'amour dans le coeur des filles qu'il rencontrerait. Comme il savait qu'il ne pouvait pas donner suite aux sentiments de ces dames (car nombreuses furent-elles à tomber dans son piège de non-engagement), il devait constamment fuir, toujours plus loin, pour avoir toujours moins d'attaches amoureuses, car c'était la facon dont il avait décidé de vivre sa vie plusieurs années auparavant.

Ce petit gacon avait bien peur de s'engager dans une relation amoureuse, il avait peur d'ouvrir son coeur, il avait peur de perdre ce qu'il avait mis tant d'années à bâtir: l'empire tout-puisant de sa sacro-sainte liberté. Il avait peur de donner, peur de recevoir, peur de montrer qui il était vraiment, peur des chiens, des lézards, des insectes, du noir, de manquer d'argent, de trop parler aux autres. Ses peurs l'étouffaient mais il ne s'en rendait pas compte. Tout ce qu'il voulait c'était jouer insouciemment en ne se précocupant que d'une chose: le moment présent.

Losrqu'il atteint l'âge de 40 ans, le petit garcon retourna aux études, pour se rassurer sur le fait qu'il se rappelait comment penser, comprer, écrire, lire. Il avait auparavant voyagé pendant un an et vécu dans le pays où il avait vu le jour pour une période extensive. Dans sa vie il avait brisé de nombreux coeurs mais était-il seulement au courant de ses ravages chez la gent féminine? Il est tout à fait permis d'en douter. Le petit garcon n'avait aucune idée de ses succès sur ce plan, et était dáilleurs très modeste de sa personne.

Ce petit garcon, ce pourrait être vous, ce pourrait êtr moi. Ce petit garcon représente tous ces hommes et toutes ces femmes qui refusent de voir les choses en face, qui jouent à l'autruche, qui passent leur vie en voyage à l'autre bout du monde pour ne pas développer de réelle relation durable avec quelqu'un, qui se font croire qu'ils sont tellement mieux dans la seule et unique présence de leur seule et unique personne.

Ne tombez pas dans ce piège. Il est encore temps de réagir. Vous qui lisez ces lignes, qui que vous soyez, vous avez maintenant atteint la conscince que chaque existence a un temps limité, prédeterminé, et qu'elle peut s'achever a n'importe quel moment. Ne passez pas à côté de l'amour. Vous seriez fous de ne pas au moins essayer et plonger dans cette grande folie où l'on se retrouve tous où que l'on soit, qui que l'on soit... Exprimez votre amour à ceux que vous aimez, à bas les jeux de séduction, lesjeux sont faits rien ne va plus!

Moi j'en profite pour vous dire que je vous aime

segunda-feira, 27 de junho de 2011

2 semaines de vacances au Québec, déja finies!

C'est merveilleux d'être à Montréal après 10 mois d'absence, de me promener dans les parcs, de voir mes ami(e)s, de redécouvrir un peu les vies de chacun... Je me ressource d'été, de festivals, d'amour et de bonne bouffe québécoise (merci pour la poutine hier Steph).

J'exulte de faire du vélo, de m'arrêter dasn les parcs et d'observer la vie urbaine et tous ces bambins heureux, partout! Je redécouvre Montréal comme un touriste pour la première fosi, je vais aux Francofolies, redécouvre mes endroits préférés, découvre des nouveaux chez-soi d'amis, en surprend quelques-uns qui n'étaient pas au courant e mon arrivée!

Aujourd'hui j'ai eu une crevaison. Je me suis donc dirigée à pied, penaude, à la maison du cycliste, où j'ai eu le plaisir de rencontrer un très aimable cycliste qui a réparé ma crevaison en changeant ma chambre à air et en refusant toute gratification monétaire de ma part. Dieu est vraiment partout... Merci pour cette aide si bien tombée sur mon chemin!!

Demain je planifie aller passer une journée de lecture et farniente à l'île sainte-Hélène, l'une de mes endroits de prédilection. Pas encore visité de musées comme je le voulais mais j'ai vu un film à l'ONF et et acheté un disque dur externe. Bien aimé ma promenade sur le mont-Royal avec Sandra hier également! Ils sont en trian de rénover une partie du belvédère. Aussi agréblament aimé découvrir la mason de Félix Leclerc à Vaudreuil, où ma douce amie Marie-Belle est en résidence littéraire tout le mois de juin.

Bien aimé les rencontres avec amis à Montréal, la visite à Ottawa et au parc de la Gatineau, la visite à ma famille au Nouveau-Brunswick avec un cours intensif de généalogie en regardant les photos de famille anciennes, manger du homard et rencontrer la nouvelle génération de petits-cousins.

Ce furent 2 belles semaines, je n'avais pas publié cet article avant, mais là je suis à l'aéroport, me préparant à quitter le Canada pour une énième fois. Les départs sont toujours des petites morts, mais tout l'amour que j'ai recu durant ces 2 semaines me rend forte et capable de continuer à avancer, nomade que je suis.

quarta-feira, 4 de maio de 2011

9 mois en Jamaïque

Dur à croire mais aujourd'hui, ca fait 9 mois que je vis en Jamaïque. Eh bien la vie passe, rapidement je dois dire, parfois trop vite, parfois trop lentement. Je me plains parfois de ne pas avoir assez d'activités les soirs de semaines mais il est bon d'avoir du temps pour moi. Depuis que je suis en Jamaïque, j'ai commencé à faire de la zumba (mélange de danse latine, samba et baladi), dans un gym ou chez moi, de la capoeira (art martial brésilien parfois décrit comme une danse) et de la natation dans la piscine du Pegasus. J'ai aussi fait de la plongée sous-marine avec bouteille 2 fois, nagé dans une lagune aux micro-organismes phosphorescents, fait 2 feux de camps sur la plage, du rafting bamboo à Blue Lagoon et sauté 10 pieds de haut dans les chutes à Reach Falls. Je me suis aussi bien brûlé la main droite en cuisinant avec de l'huile qui a pris en feu et me suis fracturé le coude droit en faisant de la capoeira. Presque toute remise maintenant. J'ai donc appris à utiliser les urgences et les soins médicaux jamïquains, pas trop mal vu que je suis allée au privé.

J'ai connu plein de gens extraordinaires, dont plusieurs ont quitté la Jamaïque déjà, j'ai participé aux événements grand public de Jamaicans for Justice ainsi qu'à 7 séances de formation (2 par CUSO, 2 par JFJ, 2 par Youth Opportunities Unlimited, 1 par Dispute Resolution Foundation), collaboré à augmenter les ressources financières de JFJ en écrivant des demandes de financement (1 fructueuse à date) et mon patois s'est amélioré dans les débuts mais là j'avoue que ca stagne pas mal. Faut dire que je ne pratique jamais.

En 9 mois, j'ai développé des techniques d'auto-défense contre les hommes trop entreprenants dans les rues, appris à négocier vraiment n'importe quoi, à être consciente de mon environnement, à savoir où ne pas marcher le soir (surtout seule), à cacher mon argent dans différents endroits secrets quand je sors le soir, à repérer rapidement les gens qui veulent obtenir quelque chose de moi. Je me suis fait plein d'amis, j'ai découvert plein de coins merveilleux où parfois aucun touriste n'a encore mis les pieds, comme la délicieuse plage de Duncans et Reggae Falls. J'ai appris à cuisiner avec des ingrédients locaux comme le calaloo, la citrouille, le all-spice et le saltfish, le lait de coco, le snapper (poisson) et le curry. Je prépare des mets à base de poisson, de légumes, des soupes, j'innove tous les jours et c'est un réel plaisir de cuisiner avec ce que je trouve sur place. J'ai aussi appris à cuisiner des mets brésiliens (pão de queijo) et sénégalais (mafé, ah, mon cher mafé). J'ai maintenant un plan de tomate et un de basilic qui poussent fièrement sur mon balcon.

Socialement, je fais partie de 5 groupes: les volontaires de CUSO-VSO qui sont aussi mes amis et ma famille, ceux que j'ai de plus proches en Jamaïque, mes collègues à Jamaicans fo Justice, le Club de Hash House Harriers, un club sportif qui me permet de découvrir de nouveaux coins de la Jamaïque complètement inédits et de me faire de nouveaux amis, mon groupe de capoeira, Grupo Cativeiro Capoeira et le Canadians Woman's Club of Jamaica, dont je suis la responsable du blog et des nouvelles technologies.

Je dois dire que je ne m'ennuie pas mais que la pensée de revenir 2 semaines en vacances au Québec au mois de juin est de plus en plus alléchante. D'autant plus que je serai là pour la Saint-Jean!

Je vous embrasse fort et vous souhaite bonne continuation dans tous vos projets

terça-feira, 12 de abril de 2011

Et le temps qui s'envole....

... fait en sorte que tous mes amis volontaires court ou moyen terme sont partis ou à veille de. Coreena, Robert, Shem, Stephie, Alan, vous êtes dans mon coeur pour toujours. Tant de départs en si peu de temps, c'est ca la vie de volontaires. Peuplée de petites morts.Résultat: on hérite de nourriture et vêtement qu'on garde ou partage avec nos autr nouveaux et existants amis.

Et parès la vie bourgeonne de bouveau et de nouveaux volontaires, amis potentiels, débarquent.

De mon côté les choses sont assez occupées de ces temps -ci avec la visite de ma cousine préféŕee, mon filleul et mon beau-frẽre tout prochainement, la vente de garage printanière du Canadian Women's Club (je suis rendue pas mal - trop- impliquée) et le travail.

Ce soir je vais à un lancement de CD, du cultural reggae, hâte de voir ce que ca aura l'air.

Et j'ai adoré la plage samediAu plaisir de vous revoir, vous qui lisez ces liegnes

terça-feira, 15 de fevereiro de 2011

Un week-end anti Saint-Valentin à Frenchman's Cove

Samedi matin, nous sommes partis Coreena, Alan, Dave, Dom et moi en direction de Port Antonio, sur la côte nord de la Jamaique. La route que avons prise pour nous y rendre était magnifique. J'avais déjà fait le chemin auparavant, mais de pouvoir s'arrêter où bon nous semblait faisait vraiment toute une différence. Premier arrêt: le pont piéton construit à main d'homme qui enjambe une rivière dont j'oublie le nom. Disons qu'il ne faut pas être affecté par le vertige pour oser le traverser! C'etait quand même assez solide, heureusement. Après quelques arrêts photos, on est arrivé à Oracabessa, une petite ville de 10 000 âmes à l'est d'Ocho Rios. On a tenté de visiter Goldeneye, un immense resort de luxe qui était auparavant la résidence de Ian Fleming, auteur de James Bond. Malheureusement pour nous, ce samedi là il y avait un événement mondain et le prix d'entrée était 100$US par personne. Inutile de vous dire qu'on a donc reviré de bord rapidement sans voir l'attraction en question. On a vu une jolie plage de pêcheurs avec ne eau turquoise et limpide, des bateaux de pêche et des cages à homards. On s'est arrêté à James Bond Beach, on n'est pas resté non plus à cause du prix d'entrée et du prix de la bouffe sur place. On savait qu'une plage nous attendait à notre hôtel de toute facon.

On a repris la route vers Port Maria, visité Firefly, la demeure de Noel Coward, un dramaturge, actuer chanteur et peintre à ses heures qui est décédé en 1973 à l'âge de 73 ans, dans son lit. La maison est restée telle qu'elle était le jour de sa mort. Très belle vue de Port Maria depuis sa propriété, qui peut également être louée pour des mariages ou réceptions. Pris plusieurs photos à l'intérieur et à l'extérieur. Sur le terrain il y a aussi un fort bâti en 1656 et qui a résisté au passage du temps et la tombe de Noel Coward. Visiter Firefly était sur ma liste de visites à effectuer en Jamaïque donc je suis très reconnaissante envers Coreena de nous y avoir conduits, d'autant plus qu'on était que 2 sur 5 qui voulaient la visiter.

Après on a roulé un bon 2 heures jusqu'à Port antonio, on s'y est arrêté pour acheter des provisions pour le souper. On est arrivé à notre villa de Frenchman's Cove après la nuit tombée, on s'est installé, sur le divan, matelas gonflable, et dans la chambre. La villa était immense, avec un grand salon, une cuisine trop petite à mon gôut, 2 balcons, une terrasse, un garde-robe walk-in et une très grande chambre à coucher. J'ai fait une sieste pendant que Coreena et Dave préparaient à manger. Excellent repase, heureusement que Coreena avait pensé à apporter sa plaque chauffante car il n'y avait pas de poële dans la cuisine. Après un excellent repas de spaghetti et sauce végétarienne, on a discuté et on s'est couché tôt, vu qu'on s'était tous levé tôt le matin.

Dimanche, on s'est levé tôt également. La pluie drue sur le toit m'avait empêché de fermer l'oeil une partie de la nuit. Au matin, tout était encore mouillé, mais on moins il ne pleuvait plus. J'ai pu voir que notre villa était vraiment au bord de la mer, et le dessins des arbres en entrelacs sur le côté de la villa était un délice pur l'oeil. J'ai marché avec Coreena autour de la propriété, on s'est rendu au bâtiment où ils servaient le petit déjeuner (inclus dans le prix de la chambre) et Coreena et Dave sont partis visiter Blue Lagoon et Dragon Bay, que j'avais déjà vus auparavant. Alan, Dom et moi sommes restés sur la plage de Frenchman's Cove à faire du snorkelloing, prendre du soleil, découvrir la rivière qui débouche dans la mer. J'ai pu montrer à Dom la main orange en corail que j'avais découverte lors de ma précédente visite à cet endroit. Quand Coreena et Dave sont revenus, on a ramassé nos affaires, quitté la villa, payé la chambre à la réception, et roulé vers Boston Bay, le paradis du jerk en Jamaïque. Le jerk est une sauce et une manière de cuire poulet, porc et poisson, sur le feu, recouvert de tôle d'aluminium. C'est assez épicé parfois, mais définitivement délicieux. On s'est arrêté à Boston Bay à la pluie battante, j'avais mon parapluie, qui fut de grande utilité pour traverser de la voiture au casse-croûte/resto improvisé où ils vendaient jerk et boissons. On a mangé avant de poursuivre notre route vers Reach Falls, une autre attraction définitivement à ne pas manquer. Quel plaisir d'être dans les chutes, de remonter le courant, de jouer sous les cascades, de nager dans des grottes noires comme chez le loup! Il y a un endroit où on entre dans une longue cavité noire et humide et on atterri dans une grotte sombre, c'était comme revivre ma naissance à l'envers. J'ai sauté du haut des dernières chutes, hautes de 10 pieds, nagé sous les chutes dans des grottes secrètes. Ce sont vraiment les chutes les plus spectaculaires que j'ai vues en Jamaïque. A recommander à quiconque aime l'avenure, la nature et les émotions fortes. Le seul problème c'estr que sans voiture, c'est assez compliqué de s'y rendre.

Après notre périple aux chutes et encore tout émoustillés et pleins d'adrénaline, on a repris la route vers Kingston qui longe toute la côte est de l'île. Magnifique coucher de soleil au programme. On n'a pas fait d'autres arrêts jusqu'au retour, étant donné qu'on savait qu'on allait rentrer à la nuit noire et qu'on était tous déjà bien faitgués. Coreena nous a déposé à la maison, on s'est tous dit à bientôt, j'ai fait à souper et on s'est couché sans demander notre reste, heureux d'un week-end bien rempli, avec plein d'attraction visitées, le coeur et la tête pleins de nouveaux souvenirs.

terça-feira, 25 de janeiro de 2011

Mon deuxième hash

Dimanche j'ai participé à mon deuxième hash, un événement sportif et social qui prend place un dimanche sur deux. Il existe des clubs de Hashers dans à peu près tous les pays que les Britanniques ont colonisé. Le chapitre jamaïquain existe depuis 14 ans et dimanche était la 342e rencontre du club. Les sans voiture (dont je fais partie) trouvent de bons Samaritains conducteurs qui acceptent de les emmener et viennent même les chercher à leur domicile. Le parcours est une sorte de rallye dans les bois, parfois hors des sentiers battus. Il faut être attentifs aux papiers déposés sur le sol, quand on en a apercu à 3 endroits qui se suivent, on est sur la bonne route et on peut alors crier ON-ON pour que le reste de la meute nous suive. Les gens qui y participent forment une grande famille. L'entraide, la complicité, les fous rires sont de mise. Après le hash il y a un hash circle où les nouveaux sont initiés en devant caler une bière et les criminels sont punis (exemple de crime: avoir volé un fruit d'un arbre, avoir laissé un déchet, avoir pris un raccourci).

Cette fin de semaine-ci, j'ai eu la chance d'être promue au comité organisateur étant donné que c'est l'organisateur du hash qui m'a emmenée. En plus de faire le parcours deux fois, j'ai repéré les faux sentiers, les endroits glissants où les chutes sont très fort probables. Beaucoup de plaisir, de boue et une rivière qui nous attendait au début et en fin de parcours (vu qu'on part et revient au même point). Merveilleux endroit, une rivière totalement naturelle, avec une grotte sous-marine où je me suis rendue avec un local qui me tenait par la main. On a escaladé les chutes et descendu dans les bassins d'eau douce. Extraordinaire Hector's River, dans la paroisse de Portland, vraiment beaucoup aimé l'endroit.

Donc les hash sont une facon de
1)Découvrir des gens agréables et joviaux originaires de Jamaique, Grande-Bretagne, Europe, Canada, n'importe où!
2)Connaître la Jamaïque et de formidables endroits nature dont autrement j'aurais continuer d'ignorer l'existence.
3)Manger de la bonne bouffe préparée par des cuisiniers locaux en plein-air, sous des bâches quand la pluie se met de la partie.
4)Faire du sport tout en s'amusant
5)Se créer un réseau social et pour certains profesionnels, étant donné la variété des corps de métiers et de classes sociales.

Pour en savoir plus sur les hash House Harriers: http://en.wikipedia.org/wiki/Hash_House_Harriers

http://jah3.virtualave.net/

segunda-feira, 17 de janeiro de 2011

Rebel salute – un concert reggae extérieur de réputation internationale

Samedi le 15 janvier, c'était le grand concert annuel Rebel Salute à Alligator Pond. J'ai décidé de m'y rendre et de rejoindre un ami là-bas qui est de passage en Jamaïque jusqu'à jeudi. Plusiers artistes de renom s'y sont produits: Movado, Queen Ifrica, et j'en passe. Vous excuserez mes piètres connaissances en groupes de musique reggae.

Le trajet pour me rendre de Kingston à Alligator Pond fut assez mouvementé. J'étais coincée au milieu de 22 personnes dans un coaster. Quand la pluie s'est abattue de plein ciel, tout le monde a fermé ses fenêtres et coupé la seule source d'air non vicié provenant de l'extérieur. Rapidement, les vitres sont devenues embuées et l'air irrespirable. Dire que je n'avais pas pris de Gravol. Le bébé de 7 mois a côté de moi m'a occupée une bonne partie du trajet avec ses sourires et ses petites mains qui tenaient mon doigt. La noirceur est tombée et le coaster poursuivait sa route sans ralentir du tout. Je n'avais aucune idée où on était. J'ai demandé à mes voisins de siège où je devais descendes pour aller à Rebel Salute mais personne ne savait me dire. J'étais loin du chauffeur et je n'ai pas osé crier pour lui demander. A un moment, j'ai vu un signe en bordure de route indiquant Rebel Salute, par ici. J'aurais dû à ce moment-là demander un arrêt mais je me disais que de la prochaine ville, Santa Cruz, il me serait plus facile de trouver un route taxi. Je n'ai donc rien dit et j'ai attendu que le coaster daigne s'arrêter. Rendus à Santa Cruz (en fait je n'avais aucune idée qu'on était à Santa Cruz) un passager a demandé un arrêt, il était visiblment fâché que le coaster ne s'arrête pas au terminal de route taxi. J'ai descendu moi aussi, et payé mon passage. Le chauffeur me disait que j'aurais dû lui dire où je voulais descendre, et moi je lui répondais que c'est effectivement ce que j'avais voulu faire, visiblement sans succès.

Sous la pluie battante et seule sur la route sombre, je ne savais pas trop où aller. J'ai vu une dame qui marchait dans la direction où je devais semble-t-il me rendre. Je suis allée vers elle en souriant, elle m'a accompagnée très gentiment presque jusqu'à la station de route taxi, en me disant de me méfier des hommes, parce que je suis Blanche, et qu'ils voudraient profiter de moi. J'ai trouvé un route taxi pour Gutters sans peine, et dans le véhicule il y avait une autre personne qui se rendait au concert, donc on s'est rendus ensemble. Rendue au Rebel Salute j'ai appelé mon ami, lui ai acheté un billet et l'ai attendu patiemment. Quand il est arrivé (joie de se retrouver) on a mangé du jerk chicken, des festivals et une soupe à l'arachide avant de rentrer sur le site du concert. Une fois sortis, on ne pouvait plus y rentrer. Sur le site, ils vendaient de la nourriture, des boissons non-alcoolisées (et de l'alcool) et de l'artisanat rasta. Mon ami a pensé acheter un costume de Haile Selassie mais c'était trop cher. On a bu de l'eau de coco, des rhums and coke, mangé du maïs. J'ai rencontré d'autres voyageurs qu'il a rencontré à Black River.

On a quitté le site à 3 heures. Il y avait déjà un chauffeur qui avait convenu de nous attendre et de nous ramener à Treasure Beach. Mon ami lui a donné un coup de fil et on l'a trouvé rapidement. Belle route dans la nuit, trajet assez long jusqu'à Treasure Beach. On a dormi au Waikiki, le même hôtel où je suis allée avec mes amis volontaires en septembre, j'ai dormi dans la même chambre et dans le même lit que j'avais dormi la fois précédente. Beaux souvenirs de me retrouver là à nouveau.

Le dimanche (hier) je me suis levée tard, j'ai fait mon yoga sur la plage (quel bonheur) me suis baignée puis on est parti à la recherche d'un resto pour déjeuner. On a mangé sur la plage, une omelette fromage champignons (des champignons en Jamaïque, trop le rêve, malheureusement ils étaient en conserve). Après un fort bon repas très abordable et un jus de fruits frais, on a acheté qulques grignotines pour la journée puis on est parti visiter Lovers Leap avec Oneall, notre chauffeur de la veille.

Je n'avais pas trop d'attentes concernant Lovers Leap. J'avais vu ce nom dans mon guide de voyage, sans plus. Il s'agit de l'endroit où deux amoureux se sont jetés d'une falaise ensemble car ils ne pouvaient pas vivre leur amour. L'endroit est maintenant fermé (out of business). On a réussi à y aller en payant un pot-de-vin au gardien de sécurité. C'était auparavant un restaurant et ils offraient aussi des tours guidés sur le sentier jusqu'en bas de la falaise. Notre chauffeur nous a dit que l'endroit avait fermé ses portes l'année passée pour cause de faillite. Bien aimé la vue splendide des rochers qui descendent jusqu'à la mer. Dans le guide de voyage, on décrit Lovers Leap comme l'endroit où les montagnes terminent dans la mer et c'est tout à fait ca. On voit l'horizon sans fin, le bleu du ciel et de la mer qui se confondent, la côte sud de la Jamaïque qui se dessine presque jusqu'à Treasure Beach, la falaise abrupte et les oiseaux de proie qui planent, totalement zen, dans ce magnifique paysage. Bien sûr je n'avais pas apporté ma caméra.

Après cette belle visite, le chauffeur m'a déposée à un arrêt de route taxi, une fourgonnette de touristes danoises m'a emmenée juqu'à Mandeville et de là j'ai pris le dernier siège qui restait dans un coaster qui est parti sans attendre pour Kingston. Et je suis rentrée chez moi sans problème, chargée d'un lourd sac de tomates qu'on a cueillies le matin même dans le champ du cousin d'Oneall près de Treasure Beach. Des tomates biologiques et gorgées de soleil, qu'y a-t-il de mieux sur terre, vraiment?

Donc demain soir j'ai une soirée de fabrication de sauce tomate maison qui s'annonce!!!!!
Souriez, la vie est si belle et vaut tellement la peine d'être vécue.

terça-feira, 4 de janeiro de 2011

Bonne année!

2011 déjà! J'espère que la nouvelle année vous trouve tous en pleine forme.

Ici en Jamaique je viens de reprendre le travail après 2 semaines à visiter la Jamaique en compagnie de mon père et ma soeur, que je salue s'ils lisent mon blog. À leur arrivée à Montego Bay, on a dormi 2 nuits dans un hôtel sans fenêtre non loin de l'aéroport Sangster de Montego Bay. On a visité le centre-ville, Sam Sharpe Square, Pier One et le Hip Strip. C'etait impossible de visiter le Marine Park parce que c'est fermé la fin de semaine. Quelle ville bruyante. Pas trouvé ca plus intéressant qu'il faut. Le troisième jour, on a pris un bus de luxe jusqu'à Ocho Rios, où on a visité Dunn's River Falls en compagnie d'un gentil Coréen qui fait le tour du monde. Bien amusant de monter les chutes sans guide cette fois, à mon avis cette visite en valait la peine, à cause de la réputation internationalement touristique de l'endroit. Fait un peu de plage, dans le Ocho Rios non touristique, près d'une famille de rasta blancs. Rentrés à Ochi à pied de Dunn's River Falls, une marche d'une heure un peu éprouvante. On s'est fait un repas dans la cuisine de notre guesthouse et on a mangé avec notre ami Coréen qui est végétarien. Le lendemain après un petit deeuner à l'hôtel avec du café (essentiel pour ma soeur) on a pris un bus qui devait être de luxe mais qui était loin de l'être direction Kingston. En chemin, on a traversé Fern Gully, magnifique parc de fougères ancestrales. La route serpente le long du lit d'une rivière à sec pendant 2 km. Arrivés à Kingston, on a déposé les sacs chez moi, mangé. On a été au repas de Noel de CUSO. Le lendemain, je les ai emmenés visiter Port-Royal et Lime Cay. Port-Royal est une ville coloniale qui fait partie de Kingston, un ancien repaire de pirates qui a été partiellement détruite par un tremblement de terre en 1692. On y trouve Fort Charles, un fort bâti en 1656 par les Anglais. Lime Cay est une île déserte au large de Port-Royal. On s'y rend en bateau. Attendu le bus longtemps pour rentrer à Kingston mais la journée en a valu la peine vu la beauté de Lime Cay, que j'avais bien hâte de leur montrer. Ils ont eu un apercu de Kingston downtown by night, avec le bruit, les coasters partout, les polices, les vendeurs ambulants, les preachers, les lumières, le gaz carbonique, les klaxons. Un chaos organisé.

Le 22 décembre, on a visité Hope Gardens, qui se trouve sur le chemin de Papine, la même route qui mène aux Blue Mountains. Beaucoup de beaux oiseaux, fleurs et plantes à voir. On a vu des doctor birds, l'emblême de la Jamaique, que je n'avais jamais vu auparavant, des pic-bois jamaiquains, des colibris, des parulines et même des perroquets sauvages. Belles plantes aquatiques, orchidées, ca me donne envie de me mettre à savoir identifier les plantes. Le soir, j'ai été à mon party de Noel de Jamaicans for justice et mon père et ma soeur sont restés à la maison.

Le lendemain, 23 décembre, jour du départ pour Treasure Beach. Après 3 transports et 4 heures de route dans un véhicule loin d'être confortable, nous sommes finalement arrivés à destination. 2 de mes amis volontaires se trouvaient aussi à Treasure Beach, avec leur famille et amis, ce qui nous a valu un beau Noel entre Québécois en Jamaique avec un repas improvisé à 10 personnes. Ensemble, on a visité Black River tous les 10, on se divisant en 2 voitures de 2 groupes de 5. On a fait le safari aux crocodiles sur Black River, malheureusement pour ma soeur ce n'était pas l'heure des oiseaux. On s'est baigné dans la rivière, vu des magroves fantastiques sur lesquels on a pu marcher. On a dîné à Black River dans un petit resto sympa. Un homme venait nous quémander de la nourriture. Retour à Treasure Beach pour voir le coucher de soleil sur la plage. Le lendemain on est parti en expédition avec les amis de Robert, mon ami volontaire, qui sont rapidement devenus nos amis eux aussi. On s'est rendu à Great Beach par un sentier sur la plage et dans la prairie jamaiquaine. De toute beauté. On a mangé du homard, du crabe et du poisson tous ensemble. On s'est baigné, pris du soleil, lié d'amitié avec des rastas du coin et rentré en voiture à nos hôtels respectifs. Le lendemain, 26 décembre, on est rentré à Kingston le matin, en voiture avec les autres volontaires et leurs amis et famille. Rentrés à la maison, on s'est reposé, on a marché jusqu'à l'hôtel Pegasus. On ne s'est pas baigné dans la piscine, trop froid et on avait déjà un petit rhume, mais je leur ai montré les jardins et les étangs pleins de carpe du Wyndham. Rentrés en coaster, ces minibus qui roulent à vive allure et qui embarquent toujours trop de passagers. Trajet éprouvant, même les Jamaiquains demandaient au chauffeur de rouler moins vite, au moins on est arrivé sains et saufs, mais tremblants et blancs comme des draps.

Le 27 décembre, on a visité Castleton Gardens, à une heure de route de Kingston. Très beau jardin, aucun frais d'entrée. Beaucoup apprécié la rivière sur le bord de laquelle on a pique-niqué et le tapis de fleurs roses qui s'était déposé naturellement sous un arbre. Mangé une petite soupe sur le bord de la route et attendu un coaster pour rentrer à Kingston, assis devant le poste de police. Ce fut le trajet le plus compressés comme des sardines et près de la porte qu'on a eu. Heureusement on a rapidement trouvé des places pour s'asseoir et ma soeur s'est assise sur mes genoux.

Le 28, départ pour les montagnes. J'avais réservé la veille une nuit dans une auberge de jeunesse à Newcastle, Mount Edge. Le propriétaire a eu la gentillesse de nous donner un lift à partir de Kingston, on s'est donc sauvé beaucoup de mal et de transport compliqué. On a dîné là-bas avec les provisions qu'on avait. Quand la chambre a été prête on s'est installé. On a marché jusqu'à une plantation de café où on a bu un bon café. J'ai fait le tour de la plantation avec un guide, il m'a fait goûter des graines de café crues. La vue de Kingston était imprenable. Demeure d'anciens propriétaires d'esclaves très cossue qui appartient maintenant à un riche Japonais. Le 29, ma soeur et moi nous sommes levées avant l'aurore pour une expédition très physique: l'ascension du Blue Mountain Peak à 2256 m d'altitude. Belle expédition en bonne compagnie. J'ai trouvé ca difficile et la vue décevante, les nuages cachaient tout ce qu'on aurait pu imaginer voir. Impossible de voir Cuba à 160 km. Mais quand même je suis contente de l'avoir fait, objectif accompli. Les 2 nuits suivantes ont été passées au Hollywell Park, un parc national avec des sentiers et des refuges qu'on peut louer. Très froid en haut et pas de possibilité de faire du feu dans le foyer, on a gelé, on était tous enrhummés. Partir des montagnes fut une bénédiction pour tout le monde. Parcouru de beaux sentiers dont un qui mène à une cascade et visité le Gap Café et une autre plantation de café où la propriétaire, Dorothy, nous a servi de délicieuses pâtisseries. Bon café encore une fois.

Le 31, on est redescendu à Kingston en route taxi. Quel bonheur de retrouver le soleil et la chaleur! Après 2 heures de repos et préparation départ, on a pris un taxi puis un coaster jusqu'à Port Antonio, sur la côte nord. On a ensuite pris un route taxi jusqu'à notre hôtel, nos amis volontaires étaient déjà tous là réunis en train de célébrer le 31. On les a rejoints après avoir été acheter de la bière et des drinks. On a trouvé un party sur la plage où on s'est rendu, les 6 jeunes que nous étions. Drôle d'ambiance là-bas, parce qu'on ne réussissait pas à se mélanger à la population locale. Beau Jour de l'An. Le lendemain on a tous relaxé sur la plage, fait du snorkelling, joué avec le chien de plage, mangé de la soupe aux crevettes sur la plage, dormi. Le 2 après une belle matinée à Winnifred Beach et avoir profité du soleil qui s'est pointé le bout du nez, on est reparti pour Kingston, où mon père et ma soeur ont passé une dernière nuit avant de se lever aux aurores et de prendre un taxi jusqu'à la station de bus et de là un bus piur Mo Bay et avion pour New York. Ã bientôt mes chéris

Aujourd'hui je suis de retour au travail, je suis heureuse de revoir mes collègues et de savoir comment ont été leurs vacances.

Mes meilleurs voeux à vous pour 2011, santé, paix, bonheur et amour. Que vous soyiez protégés dans tout ce que vous entreprendrez. Audace et confiance.

sexta-feira, 12 de novembro de 2010

Un aniversaire de conte de fées

Superbe journée hier pour mon anniversaire. C'était la dernière journée de formation de médiation à l'ONG Dispute Resolution Foundation, où 8 de mes collègues volontaires sont placés. Ce cours de 40 heures nous a enseigné comment être un médiateur dans un conflit opposant 2 parties, ca peut être civil ou criminel, mais la majeure partie des cas sont au civil. Les 2 parties se mettent d'accord pour avoir recours à la médiation car le processus est moins cher que d'aller en cour. Le conflit peut être de nature personnelle, familiale, financière (très souvent), succession, voies de faits, viol, etc. L'accent est mis sur ce qui peut être fait et sur la victime et non sur l'oppreseur et les dommages causés. Formation très utile quant à moi, les étapes suivantes sont d'observer 3 séances de médiation et d'être par la suite supervisé pour 2 séances.

Donc le contenu de la formation d'hier portait sur la justice réparatrice et un récapitulatif des valeurs et qualités nécessaires pour être un bon médiateur. Les médiateurs sont rémunérés par les parties en litige. Après la formation, on a eu droit à une remise de certificat de participation et du gâteau. Ils m'ont chanté bon anniversaire, on a pris des photos de groupe puis on est parti avec le chauffeur de CUSO-VSO qui nous a déposées, Coreena et moi, au Pegasus. Après une bonne course et baignade, on s'est douché, habillé pour sortir chic et maquillé puis on a pris un taxi jusqu'à l'hôtel Terrra Nova, où on avait une rśervation à mon nom pour 6 personnes. Quel endroit grandiloquent. Heureusement qu'on était bien habillés. On se serait cru sortis tout droit du siècle passé, avec le tapis rouge dans l'entrée, les lustres au plafond, le décor fastueux. Et le piano qui joue en arrière-plan, sublime. Au menu, du homard que Coreena a commandé pour moi. C'était la première fois que quelqu'un commandait pour moi. Après un somptueux repas et un gâteau surprise bien réussie, on a pris un taxi, direction inconnue pour moi. Mes amis m'ont emmené danser au Quad, un club de musique live à New Kingston. Excellente musique et ambiance décontractée. Splendide journée et soirée d'anniversaire.

Le seul mot que j'ai sur les lèvres aujourd'hui est merci. Merci à tous pour vos voeux d'anniversaire, vos pensées, vos câlins, vos cadeaux, vos attentions. Mes amis ne lisent pas l'anglais, donc j'ai pris la peine de les remercier dans la langue de Shakespeare. Merci est un mot tellement important, et qui veut dire tant de choses, beaucoup plus que 5 lettres.

Mémorable anniversaire donc. J'ai hâte de voir les photos

terça-feira, 19 de outubro de 2010

Ocho Rios, week-end de rêve

Me voilà de retour à Kingston après un week-end de soleil et de plage à Ocho Rios. On est parti samedi matin 2 amis et moi avec le bus Knutsford Express (plus cher, plus sécuritaire et normalement plus ponctuel mais le Jamaican time a préséance partout semble-t-il). Après 1 heure de retard, supposément à cause d'un accident sur la route, le bus arrive et hop! en route pour Ocho Rios. Durée du trajet 2 heures. En chemin on traverse Fern Gully (un corridor de verdure très prisé des touristes, googlez-le vous allez voir) mais trop occupées à jacasser ou à regarder le film stupide qui joue sur l'écran du bus, on manque le spectacle. Dans le bus on fait la connaissance de Stéphanie, une fille de Vancouver, avec qui on lie d'amitié et qui passera toute la journée du samedi avec nous, ainsi que son coloc.

On arrive à Ocho Rios à 12:30. Coreena a faim et trouve dans notre guide de voyage un resto qui lui plaît pour se rassasier. Avant de se rendre au resto, on va à l'hôtel déposer nos bagages. Bon, c'est pas le gros luxe mais c'est dans notre budget. Princese Coreena ne trouve pas l'hôtel génial et tente de nous faire aller ailleurs mais l'hôtel qu'elle tente désespérément de rejoindre ne répond pas. On paye l'équivalent de 22$US pour une chambre qu'on partage tous les 3. On est logé au Mahoe Villa Guesthouse, hors du centre de Ocho Rios et je n'hésiterai pas une seconde à donner une publicité positive à l'etablissement. Bon accueil et propriétaire sympathique (Mike). L'eau est coupée donc une surprise de taille nous attend dans la soirée. Après s'être mis d'accord pour rester là et avoir payé, on se rend dans le centre à pied, trouve un resto, attend des heures que la bouffe arrive. De mon côté je partage avec notre groupe de maintenant 5 dividus le pique-nique que j'ai pris la peine et le soin d'apporter (oeufs cuits durs, mozzarella, salade de lentilles à la lime). Après avoir payé le repas de poisson au resto (pas mal cher) le groupe se divise en 2, les filles font de la plage et je vais écumer les attractions touristiques à gogo de Ocho Rios, dans l'espoir de visiter le musée de reggae qui malheureusement a disparu pour faire place aux milliers de boutiques souvenirs qui vendent toutes la même chose. Incroyable! Et tout est fait en Chine!

On se rend à un petit bar sympa, parle avec les locaux, finalement il fait nuit, les filles ont fini de magasiner et nous rejoignent. On se rend à l'hôtel après avoir acheté de l'alcool en prévision de la soirée. On sieste, se repose, là on veut prendre une douche et on réalise qu'il n'y a tout simplement pas d'eau et on la trouve moins drôle. Je crains la crise de nerfs de Princesse Coreena mais non rien! puisque en bon patron, Mike le gardien de l'hôtel nous emmène à une cascade pour qu'on puisse se laver. Expérience trop trippante. On monte les chutes dans la nuit. La lune nous éclaire. Il faut faire attention à ne pas tomber, glisser, se torder une cheville, etc. Quelle bénédiction que cette eau rafraichissante sur mon corps! On se lave du mieux qu'on peut, avec le savon qu'on a (le mien fout le camp dans le courant). Après on revient à l'hôtel, on s'habille cute pour sortir, se maquille, on va sur la terrasse pour commencer la soirée avec quelques verres et quand on juge qu'il est assez tard, on appelle un taxi et on lui demande de nous déposer à un endroit où on peut danser. Le premier endroit ne fait pas l'unanimité, musique des années 50, 60. Donc on repart vers le bar branché de la ville où l'entrée seulement coûte 12$US. Pas un grand succès, le DJ tant qu'à moi est nul, on perd nos nouveaux amis et on retourne à l'hôtel en taxi, assez fatigués merci.

Le lendemain, on se lève pas trop tôt, on retourne à la cascade où on est allé dans la nuit et ô miracle!c'est encore plus beau de jour! On aide la fille de l'hôtel à rapporter des bidons d'eau à l'hôtel (eh non, toujours pas d'eau) puis on se rend en ville à pied avec nos sacs et tout notre attirail (10 minutes de marche). On rencontee Earl, un guide touristique qui nous propose un tour en bateau pour se rendre à Dunn's River Falls et faire du snorkeling. On négocie et finit par accepter le tour à 22$US par personne. On mange dans un petit resto jamaiquain avant d'aller faire le tour, on paye juste pour passer par la plage payante, malgré notre insistance, rien n'y fait. On trouve notre guide et le bateau, s'installe, et hop! direction Dunn's River Falls, une des principales attractions tourisiques de la Jamaique. Par chance il n'y a pas de bateau de croisière à quai ce jour-là, ce qui fait qu'il n'y a pas trop de monde (relatif). On monte les chutes avec un guide qui nous dit où poser le pied et nous baptise en nous poussant dans l'eau après nous avoir sanctifié. Vraiment très bel endroit, dommage que ca soit aussi touristique. Après s'être bien baigné dans les chutes, on se baigne dans la plage beaucoup plus belle que celle de Ocho Rios. On reprend le bateau, fait du snorkeling pendant au moins 45 minutes, avec un guide, dans des récifs coralliens au large d'Ocho Rios. Je vois un serpent de mer, un lion fish, un dollar de sable et un autre truc tout mou que je touche mais dont j'oublie le nom. Très beaux coraux avec des oursins. J'ai intérêt à améliorer mes connaissance en terme de biologie marine. De retour à Ochie (c'est comme ca que les Jamaiquains appellent la ville) on marche le long de la plage et découvre les immenses complexes hôteliers (en fait c'est le même partout, tentaculaire, qui possède et envahit tout). Dégoûtées de notre découverte (moi en tous cas) on se rend visiter la partie non-touristique de la ville, où les touristes n'ont normalement pas accès et aucun intérêt à s'y rendre. La police touristique nous interpelle et nous demande si on a besoin d'aide. On est clairement pas supposé d'être là. Voici le vrai visage d Ocho Rios: des égouts à ciel ouvert peuplés de déchets qui flottent dans une eau saumâtre loin d'être le moins du monde appétissante, des environs pas trop fréquentables. Un type nous suit inlassablement, même après que je lui aie donné de l'argent (que j'ai trouvé par terre). Finalement on fait demi-tour, visite une boutique d'attrape touristes en chronométrant Coreena (sérieusement, on lui laisse 5 minutes). On va manger du jerk chicken au Ocho Rios Jerk Center, pratique parce que notre bus part de là de toute facon. Le bus arrive avec retard, on fait étamper nos billets, et mes 2 compères de voyage, bien assommés par le rhum overproof 63% qu'ils viennent juste de boire, dorment pendant tout le trajet. Moi je veille sur leur sommeil de rêvant de prendre dans mes bras le bébé de la dame derrière moi.

Arrivés à Kingston à la nuit noire, on appelle un taxi et file se coucher illico. Home sweet home!

Et heureux soient les lundis fériés. Hier c'était National Heroes Day en Jamaique, donc le temps de récupérer de notre week-end. Mais pour moi ce fut une autre journée d'aventures dans Kingston.

quarta-feira, 6 de outubro de 2010

2 mois en Jamaïque

Ca y est j'ai trouvé comment faire le i tréma sur mon clavier!

2 mois en Jamaïque, 2 mois que je vis à Kingston, que dire? Eh bien au boulot tout se passe relativement bien. Je trouve que mon travail est routinier, je veux plus de réunions et d'événements hors du bureau mais je vais les créer petit à petit. Je veux assister à au moins une séance d'un atelier sur les droits humains donné par JFJ dans des communautés défavorisés. À date j'ai déposé une demande de financement à l'Union européenne et créé un sondage pour les employés et membres du conseil d'administration, pour savoir ce qu'ils aiment de JFJ et ce qu'ils pensent qu'on devrait améliorer. Cela fait partie de ma planification stratégique. Et présentement je travaille sur une demande de financement avec France Coopération internationale pour un projet pour protéger les droits des homosexuels en Jamaïque. Et tout se passe bien au niveau des relations interpersonnelles au travail. La directrice générale est souvent absente et je n'ai pas encore trouvé à qui d'autre je peux me référer en son absence, mais l'expérience vient elle aussi petit à petit. Donc voilà pour les nouvelles professionnelles.

Mon collègue et ami qui a été attaqué va très bien. Il ne sort plus la nuit seul et m'a remercié plein de fois de l'avoir accompagné chez le médecin. Une nouvelle volontaire est arrivée, je lui ai montré un peu les environs. Il se peut qu'elle déménage près de chez moi. Et une autre volontaire quitte la Jamaïque aujourd'hui après 1 an de service. Au revoir Laura, bonne continuation dans tous tes projets.

En fin de semaine on a un souper de volontaires pour l'Action de Grâce samedi et dimanche on va visiter une grotte pas trop loin de Kingston. J'ai vraiment besoin de sortir de cette ville au moins un week-end sur deux. Là ca fait un bout de temps que je reste ici pour différentes raisons mais j'ai trop hâte de planifier un joli week-end et de m'échapper du traffic, de la pollution, de la tension qui règne (quand même pas aussi pire que Rio) et des attentions masculines non désirées. Je vis quand même en sécurité à Kingston, seulement il n'y a pas de plage proche. J'ai quand même trouvé une rue pas si mal où je peux faire mon jogging seule sans problème tant qu'il fait encore jour. Et je devrais commencer des cours de danse latine endiablée vendredi avec Coreena, la nouvelle volontaire. Et je continue la capoeira au moins une semaine sur deux. Maintenant que mon rush au travail est passé, je pourrai y retourner plus régulièrement. Et j'ai commencé à faire du jogging.

Donc voilà pour les nouvelles. Je suis toujours heureuse de vous lire et de savoir ce qui se passe de bon dans vos vies.

quinta-feira, 30 de setembro de 2010

Nicole

Depuis lundi, la Jamaique subit les assauts répétés de Nicole, une tempête tropicale qui a fait jusqu'à maintenant 5 morts et 14 disparus. Fortes pluies accompagnées de tonnerre étaient de la partie, C'était un beau scénario d'ouragan! Vous auriez dû voir les feux d'artifice que je pouvais voir en regardant les éclairs de mon balcon hier soir. Donc les écoles et bureaux étaient fermés hier et plusieurs inondations et glissements de terrain ont été rapportés. Je suis de mon côté restée à la maison sagement, je ne suis pas sortie de la journée. Par chance, on n'a pas eu de coupure de courant (ce qui ne fut pas le cas de tous nos collègues) ni d'Internet. Seuls dégâts notables: infiltration d'eau dans la cuisine, le salon et la chambre de Dom, rien de majeur, au niveau des fenêtres.

Aujourd'hui, les choses semblent revenues à la normale. Le soleil se montre le bout du nez, les rues et gazons sèchent tant bien que mal, absorbant le trop-plein des derniers jours. Les égouts continuent de déborder et les gullies (un genre de canal d'évacuation des eaux de pluie où les voitures peuvent également passer, sont encore des chutes, donc la rue qu'il faut traverser pour se rendre à JFJ est impraticable en voiture. Ca fait un beau bruit de fond d'entendre les chutes en arrière-plan. Heureusmeent, pour les piétons que nous sommes, il y a un pont piétonnier qui enjambe le gully. Il a beau être chambranlant, aujourd'hui plus que jamais j'apprécie son existence.

Avant de me rendre au bureau ce matin, je suis allé visiter notre voisin et collègue volontaire Abdi. Il lui est arrivé une grosse malchance hier soir, alors qu'il est sorti seul dans la tempête. En revenant de l'épicerie, 2 adolescents l'ont attaqué alors qu'il venait de tourner le coin de sa rue (à un coin de rue de chez moi). D'après lui, ils l'attendaient, cachés dans le noir. Il dit s'être défendu contre ses agresseurs mais avoir glissé à cause de la boue. Il est tombé et les jeunes en ont profité pour lui voler son cellulaire, pas mal d'argent et ses clés qui étaient dans ses poches (vu qu'aujourd'hui on a ratissé ensemble la zone où l'agression a eu lieu et qu'on n'a rien retrouvé...) Sa propriétaire lui a envoyé aujourd'hui un serrurier pour refaire toutes ses clés, il doit se rendre dans une clinique médicale parce qu'il a saigné de la tête et se procurer un nouveau cellulaire. Cette lecon nous apprend que sortir le soir seul n'est jamais est bonne idée, qu'on soit homme ou femme. Espérons que de telles mésaventures ne se reproduiront plus, cela n'a rien de drôle pour personne. Et moi qui pensais vivre dans un quartier sécuritaire...

sábado, 25 de setembro de 2010

Les petits gestes font les grandes différences

Cette semaine, j'ai travaillé comme un folle pour terminer à temps une demande de financement. C'est un travail important, qui garantira à l'ONG des revenus pour les 18 prochains mois, en plus d'ajouter un nouveau volet avec le programme de réhabilitation pour les prisonniers, avec l'école,le studio d'enregistrrement, la station de radio, et le laboratoire d'informatrique. Le tout sera géré par une ONG partenaire de Jamaicans for justice, Stand up for Jamaica.

Bien prise par le travail donc. J'ai travaillé des heures supplémentaires cette semaine mardi et vendredi et même samedi. L'important est que tout soit termnié à temps pour lundi, date limite ppour leur faire parvenir les documents.

Donc, c'est dans les petits gestes, dans les choix de consommer local et bio le plus possible, de ne pas acheter de viande,de vérifier la provenance des produits, qu'on fait en fin de compte les grandes différences. Chaque fois que je le peux, j'achète mes fruits et légumes dans la rue, de gens qui les ont sûrement eux-mêmes produits. Étant donné qu'acheter c'est voter, je me préoccupe toujours d'où va mon argent.

Sinon, quoi de neuf? Passé un super week-end hors de Kingston la fin de semaine passée avec les amis volontaires, rencontré une personne charmante en visite de New York qui m'a aidé dans la rédaction et correction de ma demande. Grâce à elle et à son énergie inépuisable, on aura bientôt un jardin et un composteur, vrai de vrai. On pourra faire pousser des tomates, du mais, des patates, après avoir préparé le terrain. Je sens le besoin d eme reconnecter à la terre. Vivre dans cette magnifique et exubérante nature n'est pas suffisant, je veux faire pousser mes légumes. Et Dieu sait qu'ici le climat est idéal pour ca!

J'apprécie énormément le fait de passer un week-end relax, d'être sortie manger du crabe à volnté hier soir avec des amies jamaiquaines, d'apprécier chaque instant de mon séjour ici et surtout la piscine du Pegasus. Bénis soient les fins de semaine.

quinta-feira, 16 de setembro de 2010

Et moi qui pensais me la couler douce en Jamaique

Eh non! La Jamaique est loin d'être un paradis de paresseux. Les gens travaillent ici, bon Dieu!

Et comme les emplois sont rares, les gens qui travaillent travaillent d'autant plus. La Jamaique, c'est l'Occident: semaine de travail de 40 heures (incluant les pauses dîner, aucune autre), code vestimentaire formel, heureusement que je n'ai pas à trop rendre de comptes.

Depuis mon premier jour de travail, je travaille sur une demande de financement à la délégation de l'Union européenne. Après j'ai une autre demande de financement à écrire pour les droits des homosexuels et lesbiennes et Dieu sait qu'il y en a à faire en Jamaique pour ceux-ci: les gays se font littéralement tuer ou lyncher en public et l'homosexualité est illégale autant que la sodomie. Gare à vos fesses donc.

Trève de plaisanterie, la bureaucratie jamaiquaine pour obtenir uee extension de séjour est somme toute pas si compliquée. Avec la lettre du ministère du travail et 100$ en main, j'ai obtenu l'étampe dans smon passeport, que j'ai dû leur laisser pendant 4 jours. ã mon grand soulagement ils ne l'avaient pas perdu quand je suis retourné le chercher hier.

Donc pour en revenir au travail, le titre et le but de cet article, disons que le rythme de travail est .. soutenu. Je me sens parfois bien seule dans mon petit cubicule mais heureusement, les journées finissent toujours par finir. Grande réalisatiion: je ne devrais pas du tout occuper un emploi 40 heures/semaine devant un ordi. Je suis également très heureuse de travailler suffisament loin de l'air climatisé pour dire que je l'apprécie. Ã part ca je m'arange pour remplir mes week-ends d'activités à Kingston ou hors de la ville, question de garder le moral.

L'industrie la plus profitable de la Jamaique est indubitablement le tourisme. Il y a aussi beaucoup de services (banques) et magasins.

quarta-feira, 8 de setembro de 2010

Un mois en Jamaique

Ca fait un mois que je suis en Jamaique, un mois que je suis à Kingston plus précisément. J'en suis à ma troisième semaine de travail à Jamaicans for Justice. Je bosse sur une demande de financement à la Délégation européenne depuis mon premier jour de travail. Bientôt un mois que je suis dans mon appart également. C'est toujours le bonheur à la maison et surtout de pouvoir marcher au travail en 10 minutes (je ne pourrais pas demander mieux).

Donc Kingston est loin d'être une ville aussi dangereuse que je le pensais avant d´arriver. Il y a certes des problèmes, dont de vol et de sécurité, mais je me sens complètement en sécurité chez moi. La très grande majorité des habitations ici (pour ne pas dire toutes) ont des grilles aus portes et fenêtres. Cela rassure ceux qui y habitent par rapport au fait que les cambrioleurs auront plus de difficulté à entrer.

Je commence à m'habituer à prendre le bus et le coaster (mini-bus toujours bondé où le conducteur se croit obligé de rouler comme un malade et de dépasser tout le monde tout le temps). Je prends le coaster pour aller à la piscine du Pegasus à New Kingston, un quartier branché pour les gens de classe moyenne. Il y a des bars et de la musique live là-bas, vu un concert à date.

Comme lieux, j'ai visité Port Antonio, Boston Bay, Negril, Blue Lagoon, Winnifred Beach, Frenchmanś Cove, Port-Royal, Hellshire Beach, Portmore, Trench Town, Holywell Park dans les Blue Mountain,Newcastle et passé par Montego Bay pour me rendre à Negril. Beaucoup de jolis poissons jamais vus avant à voir en snorkelling. Et une eau turquoise incomparable! Sans compter les plages de sale fin plus belles que dans les films. Pas toujours facile par contre d'ariver à sa destination, parfois parce que le doctor (conductor, comprenez celui qui vous fait embarquer et payer) vous ment sur la réelle destination du coaster, parfois parce que le temps de route est TELLEMENT long.

Il fait chaud et je ne médis plus du tout contre l'air climatisé. Heureusement la trappe d'air climatisé est assez loin de moi au bureau donc tout va très bien. Donc entre le boulot 9 à 5, les sorties entre amis (les volontaires dont mon coloc), la capoeira et la piscine, la routine s'installe rondement. Je cuisine de la bouffe jamaiquaine: ackee and saltfish, rice and peas, boiled dumplings et fais des jus de fruits maison avec notre nouveau blender, une merveille. Acheter des fruits et légumes locaux est possible, je vais dans la communauté où je travaille et m'approvisionne en denrées disponibles (carottes, choux, oignons, yams, tomates). Et nos arbres à fruits à la maison nous fournissent de beaux cadeaux que nore gardien de sécurité se fait un plaisir de nous apporter!

Donc voilà, tout se passe bien et là il est trop tard pour mes yeux donc je vais dormir. Vive avoir Internet sans fil haute vitesse à la maison et pouvoir parler de mon balcon sur Skype quand bon me semble. (Un balcon est une nécessité absolue en Jamaique).

segunda-feira, 30 de agosto de 2010

Fin de semaine à Negril

Je viens de revenir d'une belle fin de semaine d'amoureux à Negril (oui, mon amoureux est ici). Partis vendredi matin, on est arrivé à Negril après 4 transports et plus de 5 heures de voyage. On a essayé trois hôtels différents, le Yoga Centre, le Banana Shout et le Roots Bamboo. Prix et qualité varient selon l'établissement. Bien aimé la mer, la plongée sous-marine (surtout celle de nuit), les falaises, sauter de la tour. Moins aimé les prix de touristes parfois exorbitants, les vendeurs de ganja qui nous attendent sur la plage, les transports sans fin pour rentrer. Belle fin de semaine en fin de compte.

Demain, retour aux réunions aec les différents partenaires, à ma demande de financement pour l'Union européenne (l'ćhéance approche) et à la routine de semaine capoeira-travail.


Tout se passe très bien ici et j'espère que pour vous c'est la même chose

Amour

quinta-feira, 19 de agosto de 2010

Ma première semaine de travail à Jamaicans for justice

h bien ca commence à être occupé ici. Entre mes cours de capoeira, le bureau, apprendre à cuisiner jamaiquain et la piscine, reste plus grand temps.

Premièrement je me rends compte que ce n'est pas clair ce que je fais ici pour tout le monde. Donc voilà, je suis venue en Jamaique pour travailler comme coopérante volontaire pour un mandat de 2 ans avec l'organisation non gouvernementale Jamaicans for Justice. J'ai été placée ici par CUSO-VSO, une ONG canado-britannique qui place 200 volontaires/an dans 44 pays. Voir leur site pour plus d'infos. Mon mandat est de développer l'organisation, d'améliorer leurs facons de faire, d'augmenter leurs ressources et de penser à des activités qui seraient en lien avec leur mandat et qui aideraient la population à avoir une meilleure opinion de l'organisation.

Donc, durant ma première semaine, j'ai rencontré la direcrice exécutive Carolyn Gomes, rencontré mes collègues, 2 avocats, 2 parajuristes, 1 comptable, 1 adjointe administrative, 1 libraire-archiviste, 2 autres volontaires canadiens, 1 gardien, 1 concierge et 1 directrice des communications. Une équipe à très forte tendance féminine. Ce beau monde s'occupe de défendre les droits humains des citoyens Jamaiquains qui n'ont pas accès à une défense adéquate. La police jamaiquaine est responsable de 1/5 des meurtres commis en sol jamaiquain chaque année.

A date, je travaille sur une demande de financement pour l'Union européenne. La date limite pour présenter la demande est le 27 septembre prochain. Je lis les documents internes de l'ONG, apprend à savoir qui fait quoi, vois les documentaires produits, participe à ma première rúnion d'employés, où on nous souhaite officiellement la bienvenue. Je sens que j'accomplirai ici un travail utile et apprécié. Je sens la pression de performer et d'être vite sur mes patins. J'aime les défis de cette envergure.

Aujourd'hui j'ai signé mon contrat de travail.Je travaille maintenant avec mon laptop du bureau, plus pratique et plus rapide.

Aiutre nouveauté: depuis vendredi, j'ai mon chez moi, appartement partagé avec Dominic, un volontaire arrivé 2 semaines avant moi, de CUSO également. On a la télé avec câble, Internet, air climatisé, tout meublé, et de la place pour recevoir. Donc en fin de semaine on s'est installé, on a fait l'épicerie, visité notre voisin volontaire, fait du lavage et écouté des films.

Je vous quitte pour l'instant, de retour bientôt avec de bonnes nouvelles, dont de la jolie visite bien appréciée.

quinta-feira, 12 de agosto de 2010

Formation de CUSO sur la Jamaique (in-country training)

Cette formation a duré 3 jours. Le lundi, nous avons appris sur les procédures de CUSO et de notre ONG, les procédures en cas d'urgence, les détails techniques et bureaucratiques. Le lendemain, information sur le transport, la formation continue, la sécurité, la politique et le développement en Jamaique.

En après-midi, notre groupe de 7 volontaires s'est rendu dans la communauté défavorisée de Trench Town. On appelle ces zones de pauvreté et de violence innercity. On a visité là-bas l'Agency for Innercity Renweal (AIR), une ONG de 5 ans d'existence qui finance des projets de micro-crédit pour jeunes entrepreneurs et fait des projets favorisant l'empowerment. En ce moment, la situation à Trench Town est beaucoup mieux que ce qu'elle a déjà été. Auparavant, les gens de la communauté (Trenchtowniens) ne pouvaient pas traverser 7th street, c'était une gurerre clanique. Quiconque traversait était tué par balle. Il y avait non loin un no man's land où personne n'osait s'aventurer. Maintenant la paix règne et les gens peuvent treverser d'une zone à l'autre. Il faut seulement espérer que davantage d'opportunités d'emploi et d'éducation se développent.

Notre seconde visite à Trench Town fut celle de Culture Yard, la maison où a grandi Bob Marley. J'en ai appris davantage sur sa vie, son apprentissage de la musique, sa philosophie (il était un rastafari convaincu). On a même vu le lieu où il a concu un de ses enfants. On a brièvement vu la biblliothèque (Reading Center) qui était déjà fermée.

Hier, troisième jour de formation, on a visité les bureaux de l'ONG Dispute Resolution Foundation. Depuis 15 ans, ils effectuent un excellent travail de médiation auprès des communautś défavorisées, des entreprises et à la Cour Suprême. La fondatrice de l'ONG est une avocate bien connue que nous avons eu le plaisir de rencontrer. 5 volontaires de CUSO travaillent là, que nous avons vus également.

Après un dîner de bouffe jamaiquaine au bureau de CUSO, la spécialiste en politique et anthropologie caribéennes Ann Hubbard nous a entretenu sur l'histoire coloniale de la Jamaique, l'esclavage, la distinction (pour ne pas dire discrimination) raciale, les événements historiques qui ont faconné la Jamaique d'aujourd'hui, avant de nous emmener visiter Liberty Hall, un musée consacré à la mémoire de Marcus Garvey, un héros national de la Jamaique qui a contribué à rendre sa fierté au peuple noir et qui est un précurseur du mouvement rastafari.

Aprés cette visite enrichissante, noun nous sommes rendus à Port-Royal, la vieille ville fondée par les Espagnols que les Britanniques ont conquis en 1655. Il s'agit d'une petite communauté d'environ 2000 âmes qui vivent pacifiquement en pratiquant la pêche. Tout le monde se connaît et la vie y est belle et simple, sans grillage aux fenêtres et mesures de sécurité comme dans le reste de Kingston. Nous avons visité Fort Charles, un fort militaire bâti par les Britanniques en 1656. On y relate l'histoire de fameux priates et corsaires qui ont habité à Port-Royal (henry Morgan, Calico Jack Rackham), à l'époque où l'Angleterre avait un accord avec les flibustiers pour qu'ils protègent la Jamaique des invasions extérieures. À cette époque, Port-Royal était une ville de dépravation où les bordels et les bars fleurissainet à chaque coin de rue. Les gens distillaient leur propre rhum et la loi du plus fort régnait. Le tremblement de terre de 1692 mit fin à cette décadence en engloutissant vivantes 2000 personnes, 1000 autres décédant plus tard des suites de leurs blessures et de maladies. On a aussi visité Giddy House, la maison penchée, qui a été à moitié ensevelie par le tremblement de terre de 1907. Le fort contient plusieurs canons et meurtrières et un ancien baril de rhum. Plusieurs légendes sur Port-Royal circulent, par rapport à des esprits qui hantent la ville entre autres.

Aprés Port-Royal, on a mangé une crème glacée à Devon House, la maiosn d'un millionnaire jamaiquain que j'ai visitée samedi dernier. On a aussi fait un tour dans la fameuse chocolaterie de l'endroit. Décidément beaucoup à découvrir et l'endroit mérite plus qu'un visite.

Bonne nouvelle: on va déménager demain dans notre appartement!!!!

Je me rends compte que cette publication sera un peu longue et m'en excuse

Formation de CUSO sur la Jamaique (in-country training)

Cette formation a duré 3 jours. Le lundi, nous avons appris sur les procédures de CUSO et de notre ONG, les procédures en cas d'urgence, les détails techniques et bureaucratiques. Le lendemain, information sur le transport, la formation continue, la sécurité, la politique et le développement en Jamaique.

En après-midi, notre groupe de 7 volontaires s'est rendu dans la communauté défavorisée de Trench Town. On appelle ces zones de pauvreté et de violence innercity. On a visité là-bas l'Agency for Innercity Renweal (AIR), une ONG de 5 ans d'existence qui finance des projets de micro-crédit pour jeunes entrepreneurs et fait des projets favorisant l'empowerment. En ce moment, la situation à Trench Town est beaucoup mieux que ce qu'elle a déjà été. Auparavant, les gens de la communauté (Trenchtowniens) ne pouvaient pas traverser 7th street, c'était une gurerre clanique. Quiconque traversait était tué par balle. Il y avait non loin un no man's land où personne n'osait s'aventurer. Maintenant la paix règne et les gens peuvent treverser d'une zone à l'autre. Il faut seulement espérer que davantage d'opportunités d'emploi et d'éducation se développent.

Notre seconde visite à Trench Town fut celle de Culture Yard, la maison où a grandi Bob Marley. J'en ai appris davantage sur sa vie, son apprentissage de la musique, sa philosophie (il était un rastafari convaincu). On a même vu le lieu où il a concu un de ses enfants. On a brièvement vu la biblliothèque (Reading Center) qui était déjà fermée.

Hier, troisième jour de formation, on a visité les bureaux de l'ONG Dispute Resolution Foundation. Depuis 15 ans, ils effectuent un excellent travail de médiation auprès des communautś défavorisées, des entreprises et à la Cour Suprême. La fondatrice de l'ONG est une avocate bien connue que nous avons eu le plaisir de rencontrer. 5 volontaires de CUSO travaillent là, que nous avons vus également.

Après un dîner de bouffe jamaiquaine au bureau de CUSO, la spécialiste en politique et anthropologie caribéennes Ann Hubbard nous a entretenu sur l'histoire coloniale de la Jamaique, l'esclavage, la distinction (pour ne pas dire discrimination) raciale, les événements historiques qui ont faconné la Jamaique d'aujourd'hui, avant de nous emmener visiter Liberty Hall, un musée consacré à la mémoire de Marcus Garvey, un héros national de la Jamaique qui a contribué à rendre sa fierté au peuple noir et qui est un précurseur du mouvement rastafari.

Aprés cette visite enrichissante, noun nous sommes rendus à Port-Royal, la vieille ville fondée par les Espagnols que les Britanniques ont conquis en 1655. Il s'agit d'une petite communauté d'environ 2000 âmes qui vivent pacifiquement en pratiquant la pêche. Tout le monde se connaît et la vie y est belle et simple, sans grillage aux fenêtres et mesures de sécurité comme dans le reste de Kingston. Nous avons visité Fort Charles, un fort militaire bâti par les Britanniques en 1656. On y relate l'histoire de fameux priates et corsaires qui ont habité à Port-Royal (henry Morgan, Calico Jack Rackham), à l'époque où l'Angleterre avait un accord avec les flibustiers pour qu'ils protègent la Jamaique des invasions extérieures. À cette époque, Port-Royal était une ville de dépravation où les bordels et les bars fleurissainet à chaque coin de rue. Les gens distillaient leur propre rhum et la loi du plus fort régnait. Le tremblement de terre de 1692 mit fin à cette décadence en engloutissant vivantes 2000 personnes, 1000 autres décédant plus tard des suites de leurs blessures et de maladies. On a aussi visité Giddy House, la maison penchée, qui a été à moitié ensevelie par le tremblement de terre de 1907. Le fort contient plusieurs canons et meurtrières et un ancien baril de rhum. Plusieurs légendes sur Port-Royal circulent, par rapport à des esprits qui hantent la ville entre autres.

Aprés Port-Royal, on a mangé une crème glacée à Devon House, la maiosn d'un millionnaire jamaiquain que j'ai visitée samedi dernier. On a aussi fait un tour dans la fameuse chocolaterie de l'endroit. Décidément beaucoup à découvrir et l'endroit mérite plus qu'un visite.

Bonne nouvelle: on va déménager demain dans notre appartement!!!!

Je me rends compte que cette publication sera un peu longue et m'en excuse